-
Fire 'n Flame for Faustine
Datte: 16/06/2024, Catégories: fh, fplusag, jeunes, couplus, cadeau, occasion, candaul, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... une rapide inspection, je pense que j’ai trouvé mon menu du soir. La journée se déroule sans souci. Je mets la dernière main au projet d’aménagement d’une collectivité locale. Sur le grand écran vingt et un pouces, je fais pivoter l’intérieur du bâtiment pour vérifier les derniers détails dans lesquels le diable se niche. Je ne décèle pas de problème. Je décide d’arrêter là, puis je m’attaque au repas du soir qui a fini de dégeler entre-temps. Ding ding, turlututu ! Ça, c’est mon smartphone qui sonne. Très souvent, Jean-Bernard m’appelle quand il part du bureau ou pour diverses raisons. Il est extrêmement rare que je n’aie pas au moins deux/trois coups de fil de sa part durant la journée. De mon côté, je ne suis pas non plus avare en SMS à son intention. Je le rassure : Il se met à rire de bon cœur. Trente secondes plus tard, la communication se termine. Je retourne à la préparation du repas, la table étant déjà mise. Il ne me reste plus qu’à changer de robe, et tout sera OK. Peu après, Nelson sonne. Je vais ouvrir, découvrant le jeune homme en costume-cravate, ce qui lui va très bien. Pour ma part, je suis vêtue d’une robe noire classieuse, ce qui n’empêche pas un joli décolleté agrémenté d’un collier de perles. Un grand classique qui a largement fait ses preuves et qui semble impressionner mon jeune visiteur : — B-bonsoir, Madame ! Je… je ne suis pas en retard ? — Pas du tout, Nelson, c’est mon mari qui sera en retard, il vient de m’appeler pour que je ...
... m’occupe de vous en attendant son arrivée. Le jeune homme rougit. Je suppose que c’est le « je m’occupe de vous » qui doit faire travailler son imagination pleine de testostérones ! J’aime bien son accent qu’il essaye parfois de gommer, ce qui est idiot de sa part, car ça fait partie de son charme. Il faudra que je le lui dise. En attendant, je lui fais signe : — Allez, entrez ! Ne restez pas planté là ! — Bien, Madame. — Et cessez de m’appeler Madame ! Vous connaissez mon prénom, je suppose ? — Oui, oui, il est d’ailleurs peu banal… Mes chers parents m’ont prénommée Faustine, ce qui n’est pas très usuel, je le reconnais. Je suis européenne à moi toute seule : comme déjà dit, des origines hispaniques et bourguignonnes, avec un prénom qui fleure l’Allemagne(Bikoz, le mythe de Faust), même si celui-ci est issu du latin(favorable, heureuse). Durant un certain temps, je leur en ai voulu de m’avoir affublée d’un tel vocable ! Et plus l’âge venant, j’ai apprécié. Ça donne un petit côté « plus »… Planté à nouveau, mais cette fois-ci dans le couloir, il bafouille : — J’aurais aimé vous apporter un petit bouquet de fleurs, mais votre mari m’a demandé de venir les mains vides… — Il a bien fait. Vous n’allez pas vous ruiner en fleurs pour moi, n’est-ce pas… — Vous… vous le valez bien… Je souris. Il est toujours amusant de connaître le dessous des non-dits, surtout quand on est déjà au parfum de la situation et que l’autre partie l’ignore ! Dans le salon, verre en ...