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Tout est bien qui...
Datte: 24/05/2024, Catégories: fh, couple, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... une demi-douzaine de contacts avec des conseillers juridiques du coin, aucun ne lui semble faire le poids. Jusqu’à une certaine Hortense Hyomaître, dame d’une soixantaine d’années, ridée comme une vieille pomme reinette, qui le regarde par-dessus ses binocles quand il parle de SCOOP. — Ah ah ! Une SCOOP, voilà un sujet intéressant, jeune homme, dit-elle avec gourmandise. Ancienne avocate lassée de plaider « pour des coupables présumés innocents », elle met désormais son énergie dans les causes a priori perdues, des défenseurs de la nature, des femmes battues, d’autres, privées de pensions alimentaires, d’autres encore, privées de leurs enfants après un divorce difficile. Et son intelligence, son astuce, sa science des textes et des codes surprend les juges qui lui accordent souvent raison. — Travailler au mois d’août ? Jeune homme, vous n’y pensez pas, ou alors dans une cave. J’ai horreur de la chaleur… — J’ai ce qu’il vous faut, vous viendrez chez moi. — Taratata ! Plus encore que la chaleur, je redoute la climatisation, ce distributeur de rhumes et d’angines. — Nous sommes d’accord, chez moi vous serez bien. Ils se donnent donc rendez-vous le six août à dix heures, dans la maison du Bailli. D’ici là, il y a juillet et une étape difficile : les parents de Sandra. *********** La petite hybride s’engage dans le chemin conduisant à la ferme. Pascal est excité comme une puce, Sandra tendue comme une corde de piano et Jérôme trouve ses souliers très, très ...
... petits. Le chien fou vient les accueillir. — Fais attention, il est capable de se mettre sous tes roues, il est tellement con… La mère de Sandra sort aux aboiements du chien. Incroyable ! La même que sa fille avec vingt-cinq ans de plus et des cheveux qui ont été bruns avant de grisonner. Sortir de la voiture climatisée donne l’impression d’entrer dans un four, le ciel est vaguement bleu mais voilé d’une brume de chaleur. La maison de pierres de granit couverte d’ardoises est typique de la campagne bretonne : une porte flanquée de deux fenêtres au rez-de-chaussée, trois fenêtres à l’étage, les dépendances en cascade sur le côté avec un retour. Embrassades du petit-fils puis de la fille. — Voici Jérôme, je suppose ? Allez, je vous embrasse aussi. Moi, c’est Viviane. — Comme la fée ? — Hou ! Ne dites pas de telles choses ici, dit-elle en se signant. Sandra se mord la lèvre, première boulette aux premiers mots, ça commence fort. — Entrez vite boire quelque chose de frais, vous devez mourir de soif et de chaleur par ce temps. — Oh tu sais, maman, avec la clim… papa n’est pas là ? — Il est aux champs, on le verra ce soir. On boit, on sort les valises et on s’installe. Il fait facilement 27-28 dans la cuisine, mais plus de 30° dans les chambres, l’horreur. Sandra murmure à l’oreille de sa mère qui répond : — Mais que va dire ton père ? — Écoute, maman. Il dira ce qu’il voudra, je ne suis tout de même plus une petite fille, ni même une jeune fille, la preuve ...