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Le plus beau jour de ma vie.
Datte: 11/05/2024, Catégories: fh, jeunes, vacances, amour, portrait, amouroman, Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe
... j’appréciais mon existence ayant appris grâce à ma formation à déceler la beauté cachée des œuvres les plus anodines. J’avais désormais vingt-trois ans révolus et pour fêter ma brillante réussite, je décidai de partir pour un tour du monde solitaire de trois mois avec l’espoir secret de rendre visite à Juliette au cours de mon voyage. Une semaine avant mon départ, mon père m’offrit son vieux mais luxueux boîtier reflex argentique ainsi qu’une vingtaine de pellicules noir et blanc de sensibilités diverses en me faisant promettre de rapporter de « vraies belles photos » et non pas des milliers de clichés sans intérêt comme le font maintenant les pseudo-photographes avec leur appareil numérique capable d’enregistrer des centaines d’images sur une simple carte mémoire. Au cours de mon périple, alors que je m’étais arrangé avec Juliette pour séjourner chez elle en Afrique du Sud pendant une petite quinzaine, je ne la croisai finalement que pendant deux jours car par un malencontreux concours de circonstances, elle dut se rendre en Inde quelque temps alors que je venais de débarquer au Cap où elle s’était installée pour un long stage nécessaire pour valider son double diplôme. J’eus néanmoins le temps de constater que mon amie était toujours aussi rayonnante et le simple bonheur de la retrouver me fit oublier les longs mois passés loin d’elle. Lorsque j’appris à Juliette que je vivais comme un moine depuis plus d’un an, elle sembla éprouver une peine sincère. Je compris ...
... alors qu’il y avait sans doute quelque part, quelqu’un de plus important que moi pour elle. Et lorsque je lui posai la question, elle m’avoua avec franchise qu’il était bien possible que la personne qu’elle avait rencontrée depuis peu fût la bonne. Cette nouvelle aurait dû me remplir de joie mais évidemment elle m’attrista car j’entretenais encore l’idée au fond de moi que Juliette était la femme de ma vie et que nous finirions bien par fonder une famille ensemble. À mon retour à Paris, j’étais un peu triste mais j’avais dans mon sac une centaine de pellicules dont le développement et le tirage, dans le laboratoire aménagé par mon père dans le sous-sol de notre maison de campagne, allaient m’occuper un bon moment. Antoine plutôt impressionné par certains des portraits et des scènes que j’avais prises dans la rue avait en effet l’idée d’organiser une exposition de mes meilleurs clichés argentiques. Il nous restait donc à choisir les œuvres qui seraient présentées pour l’événement. Les dix-huit mois suivants, je croisais Juliette trois fois en tout et pour tout. Si nos retrouvailles étaient toujours aussi émouvantes, nous avions suffisamment évolué et progressé pour garder la distance nécessaire. À la fin de son stage de fin d’études, Juliette s’était fait embaucher par la société dans laquelle elle avait brillamment démontré ses qualités professionnelles et humaines. Elle avait alors quitté l’Afrique du Sud pour rejoindre Dubaï où elle s’établit pendant plus de ...