1. Le plus beau jour de ma vie.


    Datte: 11/05/2024, Catégories: fh, jeunes, vacances, amour, portrait, amouroman, Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe

    Je m’appelle Romain. Je suis né à Paris et j’y habite depuis ma naissance au cours du printemps 1994. J’ai toujours été un garçon posé et plutôt tranquille, voire casanier, et contrairement à beaucoup de mes camarades, je n’ai jamais manifesté le désir de m’expatrier à l’autre bout du monde pour forger mon indépendance.
    
    Je suis né le 22 mars, exactement le même jour que Juliette dont je suis l’aîné de 27 minutes si l’on en croit ce qui est inscrit sur les registres d’État civil.
    
    Juliette, la première fois que je l’ai croisée, j’avais quatre mois. Enfin, c’est ce que prétend ma mère car je ne veux pas laisser croire que j’ai gardé en tête le souvenir de cette furtive « rencontre ». Néanmoins, il est vrai que Juliette vient sur le plan chronologique avant tous les autres, proches parents compris, dans la liste de mes plus vieux souvenirs d’échanges avec un être humain.
    
    Avant de faire ses études, Juliette vivait avec sa famille à Clermont-Ferrand. Chaque été, elle passait la plus grande partie de ses vacances d’été à l’île d’Oléron où ses grands-parents commerçants s’étaient installés avant de donner naissance à Jean, leur fils unique. Pour ma part, après le voyage annuel à l’étranger de deux ou trois semaines que j’effectuais début juillet en compagnie de mes parents dès qu’ils ont estimé que j’étais devenu suffisamment agile pour parcourir le monde, je séjournais, pendant le reste des vacances d’été, dans la maison de famille située juste à côté de la résidence des ...
    ... grands-parents de Juliette.
    
    Ma mère, qui est une femme très occupée mais n’a pas d’activité professionnelle contraignante, y résidait chaque été avec sa progéniture en compagnie de ses parents et d’une partie de ses frères et sœurs qui se succédaient dans la grande maison au gré de leurs vacances et de leurs envies. La belle demeure résonnait donc tout l’été de bruits joyeux d’enfants qui, la nuit venue, partageaient le grand dortoir aménagé dans les combles de la vénérable demeure. J’étais de loin, avant la naissance de ma sœur cadette, le plus jeune de la cousinerie et de ce fait, lors de mes premières années, facilement exclu des activités partagées. Heureusement pour moi, il y avait Juliette.
    
    Le premier souvenir marquant que j’ai d’elle remonte à l’année de nos cinq ans.
    
    Elle portait une petite robe d’été et avec ses longs cheveux blonds et ses yeux bleus azur, elle nous regardait jouer au foot. Évidemment, à cause de ma différence d’âge avec les autres, j’avais peu d’occasions de toucher le ballon et un jour, lassé de courir après un ballon que je ne touchais jamais, je décidai d’abandonner la partie pour aller voir cette petite fille qui nous admirait avec un air envieux derrière la clôture de la propriété.
    
    Lorsque Juliette me salua avec sa voix fluette et chantante, j’éprouvai un sentiment inexplicable et inconnu jusqu’alors. Je ne me rappelle évidemment plus de ce que nous avons pu nous raconter pendant les quelques minutes qu’a duré notre échange mais je ...
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