1. Le plus beau jour de ma vie.


    Datte: 11/05/2024, Catégories: fh, jeunes, vacances, amour, portrait, amouroman, Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe

    ... coup fatal à notre relation estivale. En effet, mes parents avaient décidé de m’envoyer en Angleterre pour effectuer des séjours linguistiques et avec les vacances passées en famille, je ne pus partager que peu de temps avec Juliette au cours de ces étés. L’arrivée de la puberté n’arrangea évidemment pas les choses et même si j’étais un garçon très sage de ce côté-là, je ne pouvais m’empêcher de regarder mes copines de classe avec un œil nouveau. Malgré ces quelques flirts bien innocents, je continuais à échanger régulièrement avec Juliette et nous évoquions évidemment nos amourettes. Même si je n’osais me l’avouer, j’éprouvais une certaine jalousie à chaque fois que ma belle amie aux longs cheveux blonds me parlait d’un nouveau petit copain. Et j’espérais égoïstement qu’elle ressentait la même chose que moi lorsque je lui faisais part d’une jeune fille qui me plaisait.
    
    À la fin de la seconde, je zappai le voyage familial annuel préférant partir camper avec des copains. Bien sûr, au mois d’août, je retrouvai Juliette une fois de plus. Et tout naturellement, nous sommes sortis ensemble.
    
    Cette année-là, même si nous avons flirté sérieusement, respectant à la lettre le principe enseigné par ma grand-mère consistant à « taquiner le bouton sans cueillir la rose », nous n’avons pas osé franchir le pas. Mais comme nous étions toujours vierges et que nous avions la certitude d’être épris l’un de l’autre pour l’éternité, nous nous étions juré de nous réserver pour l’année ...
    ... suivante en évoquant l’idée de partir camper ensemble pendant trois semaines dans les Pyrénées.
    
    Et c’est ainsi que les choses se passèrent. La première semaine fut un vrai bonheur. Le temps était magnifique. Nous faisions de merveilleuses balades et toutes les occasions étaient bonnes pour nous embrasser, nous caresser et nous toucher. Mais chaque soir, nous regagnions sagement chacun notre sac de couchage individuel, certes dans le plus simple appareil mais sans jamais passer à l’acte.
    
    Même si elle ne me le disait pas explicitement, je sentais bien que Juliette attendait plus, alors que j’avais personnellement l’impression que la situation suffisait à mon bonheur.
    
    Évidemment, j’appréhendais ce moment où j’allais devoir perdre mon innocence pour rejoindre le rang des hommes et je me posais inévitablement des questions sur les conséquences de cette « péripétie ».
    
    Je finis néanmoins par arriver à la conclusion que le temps de la procrastination était écoulé.
    
    Une semaine après notre installation, alors que le soleil déclinait lentement sur la montagne aux reflets rosés, je saisis la main de Juliette et lui proposai que nous allions dîner en tête à tête dans un petit restaurant proche du camping.
    
    Mon amie me regarda avec intensité avant de m’offrir le plus beau de tous ses sourires.
    
    Une fois installés, pour me donner du courage, je commandai une bouteille de rosé dont je bus au moins les deux tiers.
    
    Comme bon nombre de jeunes lycéens, il avait pu m’arriver ...
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