1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (6) : le banquet


    Datte: 10/05/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... lui aussi immensément riche. Il a conspiré avec Messaline, pour faire exécuter plusieurs de ses adversaires et récemment il a contribué au terrible sort d’Asiaticus.
    
    • Celui-ci c’est Caius Julius Callistus, Calliste, qui était un affranchi de Caligula, Sa fille Nymphidia aurait eu une liaison avec Caligula. Inquiet des fantaisies meurtrières de Caligula et craignant pour sa survie, il a trempé dans son assassinat en 41. Il se fait bien voir de Claude, en prétendant n'avoir pas exécuté les ordres de l'empoisonner formulés par Caligula. Il exerce une influence considérable sur Claude
    
    • Et le dernier ?
    
    • C’est Marcus Antonius Pallas. Pallas était à l’origine un esclave d’Antonia la Jeune, fille de Marc Antoine, nièce de l’empereur Auguste. À la mort d’Antonia en 37, il est passé au service de son fils Claude, qui l’a affranchi. Pallas est secrétaire aux finances de la maison impériale (a rationibus). Il est reconnu pour son efficacité et il est comme l’un des hommes les plus riches de Rome. On dit qu’il est aussi l’amant d’Agrippine, la nièce de l’empereur.
    
    • Tu ne m’as pas parlé de ce beau vieillard, qui m’observe d’un air triste.
    
    • C’est le doyen du sénat et Préfet de Rome depuis cinq ans, Lucius Volusius Saturninus. Il a plus de 80 ans. Sa fortune, acquise sans prévarication, est estimée à plus de 300 millions de sesterces. Sa réputation est sans tâche, il a de grands biens légitimement acquis et a réussi à traverser tant de règnes cruels traversés sans ...
    ... disgrâce. Il s’approche, on dirait qu’il veut te parler
    
    • Je me souviens maintenant, mon père l’admire beaucoup.
    
    Saturnius, malgré son grand âge, en impose. Il se tient bien droit et est plein de dignité. Messaline elle-même n’avait jamais osé s’en prendre à lui.
    
    • Je te salue, Domina. Je ne suis pas ici pour les mêmes raisons que les autres. Je suis ici parce qu’un père me l’a demandé.
    
    Tullia est morte de honte face au regard de Saturnius. Elle baisse les yeux.
    
    • Je te salue, noble Saturnius. Que vas-tu dire à mon père ? Je veux qu’il sache que ce que je vais faire est dans ma nature et que je ne peux le contrôler.
    
    • Ton père et moi sommes des stoïciens et pensons qu’on peut toujours maîtriser ses pulsions.
    
    • Alors tu me condamnes ?
    
    • Qui suis-je pour juger ? Je dirai à Longus que, contrairement à l’impératrice, il n’y a en toi ni cruauté, ni mal. Tu te laisses gouverner par tes sens. Je lui rappellerai qu’il n’a qu’un enfant et qu’il ne peut la condamner. Que tu l’aimes et que j’espère qu’il ait la grandeur de te pardonner.
    
    Tullia est bouleversée. Saturnius était sa conscience qui la rappelait à ses devoirs. Mais elle n’a ni la force ni l’envie de l’écouter.
    
    Ce fut Messaline qui mit fin à ce moment douloureux :
    
    • Lucius Volusius, par respect pour toi et suite à ta grande insistance, je t’ai autorisé à être présent ce soir. J’ai voulu que tu puisses dire à Longus qui est vraiment sa fille. Mais tu as promis de ne pas intervenir. Laisse faire ce qui ...
«12...6789»