1. Histoire des libertines (96) Mme de Châteaubriant, maîtresse de François Ier


    Datte: 12/04/2024, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds

    Françoise de Foix, comtesse de Châteaubriant, (1494-1537) fut célèbre par sa beauté, même si elle est moins connue que les sept « grandes » favorites royales dont j’ai parlées dans cette rubrique, comme Agnes Sorel, Diane de Poitiers, Gabrielle d’Estrées, la Montespan, la Maintenon, la Pompadour ou la Du Barry.
    
    Françoise était la fille de Jean de Foix et la sœur du vicomte de Lautrec, un des principaux chefs militaires sous François Ier. Elle fut mariée très jeune en 1509 à Jean de Laval-Châteaubriant (1486-1543), seigneur de Châteaubriant.
    
    En 1508, alors qu’elle n’a tout juste que treize ans, Françoise met au monde, une fille, Anne, qui ne vivra que treize années. Les premières années de mariage furent des années de bonheur pour ce couple heureux. Jean et Françoise s’aiment passionnellement. Ils consomment encore leur amour et restent cachés dans cette lointaine Bretagne si bien que le nom de Jean de Laval n’apparaît pas dans le cortège du couronnement de François 1er en 1515.
    
    COMME UN PRINTEMPS SANS ROSES
    
    Jusqu'au règne de François Ier, on avait vu peu de femmes à la cour ; mais ce prince qui aimait le faste et la galanterie, prétendait qu'une cour sans dames « était une année sans printemps, et un printemps sans roses. » Il chercha donc à y attirer les femmes les plus séduisantes de France. La beauté de madame de Châteaubriant était connue à la cour. Le roi engagea son mari à l'y amener. Il ne cachait pas ses intentions.
    
    Lorsque Jean de Laval, seigneur de ...
    ... Châteaubriant reçoit une lettre du monarque le conviant à la Cour, il n'est pas dupe. Il est en effet bien mentionné que sa femme doit l’accompagner. Or nul n’ignore alors que celle-ci, née Françoise de Foix, est une véritable beauté, intelligente et cultivée de surcroît. Quand les dames d’honneur de la nouvelle reine, Claude de France, sont nommées, François 1er, qui a entendu parler de la grande beauté de Mme de Châteaubriant, enfermée dans sa province et qu’il n’a jamais vue, attribue à celle-ci une place auprès de sa femme. Jean de Laval connaissait la réputation de galant homme du nouveau roi et dans un premier temps, il refusa de faire venir sa femme, ceci finit par agacer le roi.
    
    Le comte différa d'obéir autant qu'il lui fut possible. Il avait fait faire deux bagues parfaitement semblables. Laissant, l'une à la comtesse, il lui avait défendu de quitter sa retraite, si la lettre par laquelle il la mandait n'était point accompagnée de l'autre bague. Pour plaire au monarque, on eût l'adresse de dérober la bague à l'époux soupçonneux, par le moyen d'un domestique auquel il avait confié son secret que la comtesse arriva à la cour malgré son mari. La ruse du mari se retournait contre lui.
    
    MAITRESSE INFIDELE
    
    Ne se doutant nullement que le stratagème élaboré par son époux ait pu être détourné par le roi, l’obéissante Françoise se rend à la Cour, pour la première fois en 1518, lors du baptême du dauphin François. Devant un mari malade de rage et une Cour goguenarde, elle ...
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