1. 0328 Une nouvelle saison, une nouvelle année et un départ inattendu.


    Datte: 10/04/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... et c’est plutôt bon. Le serveur est charmant, et ça, ça ne se refuse pas.
    
    Un vent glacial balaie les routes lorsque nous quittons le restaurant. Le retour à l’hôtel se fait au pas de course, le vent soufflant dans notre dos. La chambre nous accueille, et nous nous réchauffons en faisant l’amour. Rien ne sait réchauffer le corps comme le torse de mon beau brun sur mon dos, comme sa queue coulissant entre mes fesses, comme ses mains saisissant mes épaules, mes bras, mes hanches, comme son souffle haletant dans mon cou, comme l’intense vibration de son orgasme. Tout comme rien ne sait réchauffer mon esprit comme ses baisers et ses câlins après l’amour.
    
    A cette saison, en Islande, il fait plein jour à 11 heures. Quant à la nuit, elle tombe vers 17 heures, ce qui laisse 5-6 heures de lumière naturelle par jour. Tout cela à condition que le ciel soit dégagé, ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui. Non, le mois de décembre ce n’est pas la meilleure saison pour visiter l’Islande. Quoique, cette contrainte de la longue nuit n’est pas dénuée d’un certain charme. Et puis, si on veut voir des aurores boréales, c’est précisément à cette saison qu’elles se produisent.
    
    A 9h30, il fait encore nuit noire. Nous avons choisi de voyager la nuit pour profiter de notre destination dès le lever du jour. La route que nous empruntons une fois quitté Reykjavik est verglacée et enneigée. De plus, une tempête de neige nous accompagne sans défaillir. Nous croisons une voiture tous les ...
    ... quarts d’heure environ, on ne peut pas dire que la circulation soit chaotique. Je me demande s’il faut bien continuer.
    
    Après une heure de route, le ciel nuageux commence à laisser passer quelques timides rayons de lumière. Nos yeux sont éblouis par le paysage qui commence à se dessiner autour d’eux. Nous recevons de plein fouet toute cette beauté. Jérém est fasciné, et il ne cesse de s'émerveiller. Et moi avec lui. J'adore le voir emballé.
    
    Je suis tellement heureux d’être ici avec Jérém. Cet endroit, me rappelle Campan, l’hiver. Je sens que ça va être un autre voyage mémorable en compagnie de mon beau brun.
    
    Nous traversons le parc de Pingevillir. Le soleil commence à se lever et nous apercevons de vastes prairies grillagées peuplées de troupeaux de petits chevaux amassés au bord des clôtures pour se protéger du vent déchaîné.
    
    Les quelques fermes sont espacées de parfois plusieurs kilomètres. On ne peut pas vraiment dire que l’agriculteur islandais soit gêné par son voisin. Nous devinons facilement que tout ce charme verglacé doit quand même être rude à assumer au quotidien.
    
    Au fil des kilomètres, les prairies laissent la place à des espaces à l’aspect lunaire, où l’eau ruisselante et le minéral se livrent bataille et ne permettent aucune végétation spontanée. Nous réalisons qu’il n’y a pas d’arbres sur cette île, nulle part.
    
    A l’entrée du site de Geysir, les panneaux explicatifs nous racontent que le grand jet original qui faisait jusqu’à 80 mètres d’envergure ...
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