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0328 Une nouvelle saison, une nouvelle année et un départ inattendu.
Datte: 10/04/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... ans. Novembre 2005. Les obligations sportives et mondaines de Jérém sont de plus en plus nombreuses. En ce mois de novembre, nous n’arrivons pas à trouver un moment pour nous voir. Heureusement, Madonna vient à la rescousse pour rattraper ce mois où la météo maussade ajoute une couche épaisse à ma tristesse. Le nouvel album « Confessions on a dancefloor » sort le 14. Les douze chansons du CD sont enchaînées à la façon d’une mixtape de DJ. C’est dansant, gai, ça donne une pêche folle. Le son est à la fois délicieusement rétro et résolument futuriste. C’est frais et éphémère comme un verre de soda glacé en plein été. « Confessions on a dance floor » demeurera probablement à tout jamais le dernier album avec lequel Madonna a mis tout le monde d’accord. Ses fans de toute époque et de toute sensibilité, ses fans avec les Moldus, les consommateurs de musique « qui passe en radio », les Moldus avec les Détraqueurs de la critique, les Détraqueurs avec les Gobelins de l’industrie musicale. Fin 2005, Madonna était à la télé, à la radio, dans les journaux – et sur Internet aussi – comme à la grande époque de ses débuts. Un véritable coup de maître, inégalé à ce jour. Décembre 2005. L’avion survole la Manche, puis le Royaume Uni transversalement du sud au nord. Il atteint la mer du Nord lorsque le jour commence à décliner. Le ciel est assez dégagé pour nous permettre de voir des morceaux de glace flottant dans la mer. Nous atterrissons à Reykjavik vers 17h00, et il ...
... fait déjà nuit profonde. Il y a de la neige. Pas beaucoup, une dizaine de centimètres, et elle est glacée. Et pourtant, il ne fait pas aussi froid qu’on ne l’aurait imaginé. Merci le courant du Golfe. Jérém sourit, il est tout excité, un peu perdu, j’aime le voir comme ça. L’aéroport de Reykjavik est un tout petit terminal. Les écrans sont vides, notre avion est vraisemblablement le dernier de la journée. D’ailleurs, les quelques boutiques et bars sont en train de baisser le rideau. A part nos compagnons de voyage qui s’empressent de quitter les lieux, le site est presque désert. Nous louons une voiture et un GPS, ce dernier étant l’indispensable compagnon dans un pays aux toponymes littéralement imprononçables et qui ne comporte qu’une seule véritable route, celle qui fait le tour de l’île. Le reste du réseau étant constitué de pistes souvent non goudronnées. L’hôtel est situé dans le centre de Reykjavik. A l’accueil, nous nous renseignons sur les « northern lights ». Le réceptionniste nous explique que pour que les aurores boréales se produisent, il faut une émission de particules solaires associée à un vent du nord. Aussi, il faut un ciel dégagé pour les observer. Ce soir, hélas, aucune de ces conditions ne sont réunies. Nous sortons dîner. Nous nous baladons dans une rue animée de la capitale, et nous choisissons un établissement qui a l’air d’être un resto gastronomique islandais. L’ambiance est feutrée, chaleureuse. Le repas comporte beaucoup de poisson, ...