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0328 Une nouvelle saison, une nouvelle année et un départ inattendu.
Datte: 10/04/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... sans oublier de bien laisser dépasser le poil pubien (à l’évidence le seul poil male toléré dans cette édition), beau comme un Dieu, à craquer, à croquer. Le grand absent de cette édition, est Thibault. L’adorable pompier m’a avoué un jour ne pas s’être senti à l’aise dans cet exercice. Et de ne pas avoir l’intention de renouveler l’expérience. Il ne reviendra jamais sur sa décision. Samedi 15 octobre 2005. La veille de son anniversaire, et à l’occasion de la 9ème journée du Top14, Jérém retrouve Thibault sur la pelouse du Stade de France. Le choc entre les deux poids lourds du rugby français fait trembler pendant 80 minutes l’immense anneau de la Plaine Saint Denis. Et il se termine par la victoire du Stade Français par 29 à 15. Comme d’habitude, nous retrouvons avec bonheur notre pote Thibault lors de la quatrième mi-temps sensuelle entre garçons. Ce que nous ne savons pas encore, c’est que ce sera la dernière fois que Thibault partagera une nuit avec Jérém et moi. Dimanche 16 octobre 2005. Jérém a 24 ans. Pour l’après-midi, il a prévu quelque chose d’inattendu. A ma grande surprise, il me propose d’aller au cinéma. Une proposition déjà étonnante en soi, venant de mon beau brun, mais qui semble devenir surréaliste lorsqu’il m’annonce le titre du film qu’il a envie d’aller voir. Ennis et Jack sont presque encore des enfants lorsqu’ils se rencontrent. Ils ont 19 ans, viennent d’une Amérique rurale où on ne parle pas de ses sentiments, et encore moins de ...
... ceux entre hommes. Quelques semaines de bonheur durant l'été 1963 au cœur d’une nature grandiose, loin de la société des hommes et de ses convenances, suivies de deux décennies de solitude et de souffrance où leurs retrouvailles régulières et clandestines ne feront que souligner le manque de l’autre. Le propos va bien au-delà du simple "western homo" comme certains média qualifient le film, ou de la boutade d’un animateur télé qui plaisantera, des années plus tard : « voir deux cowboys qui s’enculent dans un film, ça c’est pas banal ! ». Dans ce film, il est question de la difficulté d’aimer, de la douleur qui résulte d’un amour impossible mais contre lequel on ne peut pas lutter. Il est par-dessus tout question du manque : « J'en crève de douleur, t'as pas idée à quel point j'en crève" dit Jack à Ennis peu avant le tragique dénouement de l’histoire. Jake Gyllenhaal et Heath Ledger sont beaux comme des Dieux. Et ils livrent ici une immense interprétation. Je pense aux regards doux et amoureux de Jack, mais aussi, et surtout, aux mâchoires serrées d'Ennis, à son mutisme qui traduisent son insurmontable malaise. Les deux jeunes acteurs sont d’une justesse incroyable et transmettent les émotions de leurs personnages d’un simple regard, d’un mouvement de tête, d’un sourire à peine esquissé. La réalisation, les décors, la musique, tout est réuni pour bouleverser le spectateur. A un moment, j’aurais juré que Jérém avait cherché ma main dans le noir. Je sors abasourdi ...