1. Général Dumaton


    Datte: 14/03/2024, Catégories: fh, nonéro, historique, historiqu, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... remariage de votre époux ?
    
    Elle incline un peu la tête :
    
    — C’est bien ça. Vous avez été la seule personne à oser vous opposer à ce désastreux projet. Même sa libidineuse cousine n’a rien objecté, mais visiblement, mon mari ou un autre, elle s’en moquait…
    — Je ne voyais pas l’intérêt de briser un ménage harmonieux, tel que le vôtre, voilà tout… Je le savais fort bien, puisque vous m’avez invité diverses fois.
    — Merci encore…
    
    Je lui adresse un sourire jovial :
    
    — Ce n’était pas la peine, j’ai simplement dit à Léonard ce qui me semblait être juste.
    — Pourtant, on dit que…
    — On dit que quoi ?
    — Que si vous n’aviez rien dit, vous auriez pu…
    
    Un peu gênée, elle se tord les mains, ne sachant pas comment annoncer la suite. Je crois deviner où elle souhaite en venir. J’essaye d’amoindrir les faits en souriant :
    
    — Madame, il ne faut pas croire à tout ce qu’on raconte. Il existe tant de bruit de couloirs, aussi bien dans les palais que dans les tentes…
    
    Elle me regarde fixement :
    
    — Êtes-vous si certain que ce ne soit qu’un bruit ?
    — Bruit ou pas bruit, peu importe. L’important est que vous soyez toujours heureux, et en couple.
    
    Elle me regarde au fond des yeux, j’en frémis. Elle murmure :
    
    — Vous êtes un gentleman… bien que vous jouissez d’une réputation un peu… curieuse…
    — Une fois de plus, il existe bien des bruits…
    
    Elle se met à sourire, puis elle s’approche un peu plus de moi. Grand Dieu qu’elle est divine ! À ma grande surprise, je l’entends me ...
    ... dire d’une voix douce :
    
    — J’espère sincèrement pour vous que vous trouverez la femme dont vous rêvez…
    — Peut-être l’ai-je déjà trouvée… Je suis assez cachottier…
    — Dans ce cas, Maximilien, permettez-vous de vous dire que vous vous cachez mal en ma présence.
    — Ah…
    
    À ma grande surprise, elle pose sa main gantée sur ma joue :
    
    — Ce n’est pas à vous que je dois expliquer que certaines choses ne peuvent se réaliser.
    — Je ne le sais que trop bien…
    
    Je capture sa blanche main pour y déposer un baiser.
    
    — Profitez bien du Sacre et des festivités qui vont autour, Anne-Félicie. Ce genre d’événement n’arrive pas tous les jours…
    
    Regardant à travers la porte comme pour contempler au-delà la foule du Sacre, Anne-Félicie se met à sourire :
    
    — Même pas une fois par siècle ! Voire par millénaire…
    — Raison de plus pour en profiter.
    — Honnêtement, lors du Sacre, là où j’étais, je n’ai pas vu grand-chose : beaucoup trop de monde devant moi…
    — Je reconnais que j’avais une meilleure place.
    
    Elle se met à rire doucement :
    
    — Oui, car finalement, c’est plutôt vous que j’ai vu, et non l’Empereur.
    
    Puis elle bifurque complètement de sujet en enchaînant :
    
    — Souvenez-vous d’Anne-Eugénie ?
    — Votre plus grande… Elle n’était pas là la dernière fois que nous nous sommes rencontrés. Elle était partie chez une tante, en montagne, il me semble.
    — Vous avez bonne mémoire. La dernière fois que vous l’avez vue remonte à trois ans. Vous aviez beaucoup discuté ensemble.
    
    Je me ...