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Biche et jument
Datte: 08/03/2024, Catégories: ff, forêt, campagne, dispute, mélo, fantastiqu, sorcelleri, fantastiq, Auteur: SulfurousGuy, Source: Revebebe
... yeux ronds : — J’ai dit ça ? — Tu veux brouter ma jardinière ? fis-je en plaisantant. J’écarquillai à mon tour les yeux en entendant ce laïus sortir de mes lèvres, mais Monica ne releva pas la référence. Son esprit était si pur ! Je ne l’en aimais que plus. Je sortis un plateau du four. — Sinon, j’ai fait des gâteaux, c’est comme tu veux ! Elle acquiesça et je pus venir plus près d’elle. C’était comme de vouloir approcher un animal tendu sans le faire fuir. Je restais vigilant à chacun de mes gestes. Pendant que je préparais lentement le thé, je l’observais. Elle jetait des regards furtifs autour d’elle, comme si elle évaluait son environnement. Puis je posais le service sur la table. Elle était juste derrière moi et je fermai les yeux pour savourer son parfum. Elle sentait la sève, les aiguilles de pin. Pendant qu’elle se servait, je pouvais plus aisément réfléchir à la suite de la manœuvre. Le subterfuge n’allait pas durer longtemps, Tom allait s’apercevoir qu’elle n’était pas rentrée. Alors je pris mon portable pour l’appeler en m’isolant dans ma chambre. Je respirai un bon coup avant de composer le numéro. Une fois les salutations passées, je décochai ma flèche : — Monica est venue me voir, ce matin. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Elle est tombée malade. — C’est vrai ? Ah bon… Il n’insista pas, ne chercha même pas à en savoir plus ou à la voir. Ce mec me dégoûtait, mais ça m’arrangeait, au fond. Au moins, cela me laissait le champ ...
... libre. Quand je descendis les escaliers pour la retrouver et que je vis Monica en train de plier ses pattes avant sur une chaise, je réalisai que j’aurais un problème d’ergonomie à gérer. Avec sa nouvelle forme, Monica ne supportait aucun siège. Je me doutais que le lit poserait aussi un problème : il s’effondrerait sûrement sous son poids. Alors nous nous sommes installées sur le tapis. Ses gestes rapides et apeurés montraient une posture de survie, dans laquelle Monica s’était toujours placée, d’ailleurs… me dis-je en rassemblant mes souvenirs. Au moindre souffle d’air, au moindre bruit dans la cuisine, ses jolies oreilles horizontales frémissaient. J’étais vraiment en train de craquer. J’avais envie de lui toucher les seins. J’eus alors peur de ne pouvoir tenir longtemps. Malgré mes réticences, je devais hâter l’évènement. J’appelai alors Tom le lendemain pour venir la chercher. Dans le même temps, j’informai Monica qu’il était finalement revenu plus tôt. Cependant, rien ne se passa comme prévu. À voir la tête horrifiée du mari quand il vit la transformation de sa femme, je tentai de sauver les meubles : — Je peux te parler une minute ? Je l’entraînai dans une autre pièce. Pendant qu’il me suivait, je fulminais. J’avais du mal à contenir mon émotion devant sa réaction. Cette forme allait particulièrement bien à Monica, et si j’avais été à la place de cet imbécile, je n’aurais pas dit non. — Elle a fait ça pour toi, tu ne la trouves pas excitante ? — Écoute, j’ai ...