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Sur la route de la corniche – 6
Datte: 06/03/2024, Catégories: caférestau, telnet, dispute, aventure, Auteur: Djangerine, Source: Revebebe
... qu’elle fit défiler. La localisation Google était accompagnée par un itinéraire détaillé, puis par deux photos très surprenantes et par un logo « Peña ahí está », l’ensemble constituant probablement un dossier prévu pour être joint à un message. Les photos montrent trois filles, jeunes, en train de danser sur la piste d’une boîte, puis vautrées sur une banquette. Elle ne reconnaît aucune d’entre elles par contre, la déco lui rappelle une boîte en centre-ville qu’ils ont fréquenté, le Gotha club. Le contexte est festif, verres en main, tenues un peu en désordre, deux des filles semblent très joyeuses, en train de crier ou de chanter, la troisième semble absente et détourne son visage. Étrange ! Elles sont jeunes, 20 ans tout au plus, jolies, très jolies même, mais semblent extenuées, regards allumés, presque hystériques pour les deux premières, triste et apeuré pour la troisième. Elle revient à la localisation, la capture d’écran pointe un village, Ardikuxa, au Pays basque espagnol, perdu dans la forêt d’Oiartzun, à proximité d’un barrage, traversé par une route de montagne. Puis elle passe au plan qui donne des indications détaillées à partir de la frontière espagnole, une trentaine de km de route à partir du péage de Biriatou, sortie Irun, traversée d’Oiartzun… à la sortie d’Ardikuxa, prendre à gauche tout de suite après l’ermitage San Antonio, chemin forestier de 6 km jusqu’à Zaindari Etxea. Elle retrouve la maison en googlisant, pas mal de voitures garées aux ...
... alentours sur la vue satellite, étonnant en plein bois et à une telle altitude. Par contre, très peu d’informations sur cette maison sur le web, qui mentionne, datée de plusieurs années, une « sidreria » installée dans une ancienne maison de gardes forestiers. Elle consulte le site des peñas Bayonnaises qui référence les associations festives du secteur mais ne trouve pas d’info sur la mystérieuse peña ahí está, essaye d’en comprendre l’objet, peut-être un signe de ralliement, un cercle « carpe diem » ? Elle échafaude de multiples hypothèses sur ce fichier, se convainc qu’il ne peut s’agir que de « copines » d’Antoine, mais si jeunes ! … et pourquoi les prendre en photo… et pourquoi ces plans ? Pour donner rendez-vous à qui ? Les livrer à qui ? Un flash lui fait visualiser l’histoire d’Annabelle « son mec l’avait fait partouzer avec plusieurs copains ». Elle imagine Antoine avec ses copains et ces trois filles « il en est bien capable, ce connard ! », le revoit rentrer certains soirs exténué et filer sous la douche direct. Elle s’interroge aussi sur l’apparition soudaine de ce fichier sur son ordinateur. D’où sort-il ? Elle ne le retrouve nulle part dans la mémoire, ne comprend pas la connexion qui a pu s’établir… Elle télécharge le fichier sur son smartphone et décide de laisser la page ouverte. Elle réfléchit aussi à sa propre attitude, est-elle en position de reprocher quoi que ce soit à Antoine, de lui faire la morale, alors qu’elle continue à voir Antéro et ...