1. Quiproquos et conséquences 6/8


    Datte: 05/03/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Lord of Sitges, Source: Hds

    ... minutes plus tard, Alice revint et après un bisou, elle me demanda, essoufflée :« – ça ne vas toujours pas mieux ? »« – Pas vraiment… »« – ça ne te dérange pas que je me joigne à Fred et Claire, cette nuit ? Comme ça tu seras plus tranquille. »Après ce qui s’était passé la nuit précédente, elle n’avait pas vraiment besoin de mon autorisation pour aller faire des galipettes avec nos amis. Toutefois, le prétexte de me laisser tranquille était franchement bidon.
    
    Depuis un petit moment, je me doutais bien que ça allait finir comme ça et je savais que je ne pouvais rien y faire.
    
    Je n’allais pas jouer le rabat-joie, même si la frustration de ne pas pouvoir participer aux prometteuses libations me tenaillaient un peu.
    
    Mais, à leur place, j’aurais fait la même chose…Peu à peu, les éclats de voix se raréfièrent, les clameurs s’estompèrent, signe évident que les trois compères avaient abandonné les débordements festifs pour des activités plus intimistes.
    
    Lorsqu’un silence éloquent s’installa, je compris que les choses sérieuses avaient débuté.
    
    Et lorsque l’on ne voit pas, lorsque l’on entend plus, on imagine…J’imaginais les deux filles associées pour flatter la virilité de Fred dans un long échange buccal, je me représentais trois corps enlacés, pressés les uns contre les autres, puis Fred remerciant à sa façon les deux jeunes femmes, tour à tour, l’une après l’autre.
    
    Bien-sûr, j’aurais pu me lever et aller mater, j’en avais parfaitement le droit.
    
    Mais même ça, ...
    ... je ne m’en sentais pas la force, c’est vous dire le piètre état dans lequel je me trouvais.
    
    Et puis, regarder sans pouvoir participer c’est encore plus frustrant.
    
    En fait, le retour du silence me permis de retourner peu à peu dans les vapeurs enfiévrées et ce, malgré la certitude que les trois autres vivaient une autre sorte de fièvre, de l’autre côté de la cloison.
    
    Lorsque je me suis réveillé, un temps indéterminé plus tard, le silence n’était plus total. Il avait laissé place à des gémissements de plaisir.
    
    De qui provenaient-ils ? Je pensais que c’était Alice mais je n’en n’étais pas certain.
    
    Je me sentais un peu mieux et une envie pressante (et oui, encore une !) me força à me lever.
    
    Le spectacle qui m’attendait était totalement prévisible mais je ressentis quand-même un sacré choc à la vue de mon épouse nue, à quatre pattes sur le canapé déplié, se faisant énergiquement tamponner l’arrière train par un Fred au bord de l’apoplexie.
    
    Ce que je pressentais le matin se vérifiait : Même si je le savais, même si je m’y attendais, même si je m’y préparais, c’était terriblement plus déstabilisant de se voir confronté de visu à une telle réalité.
    
    Mais si une réaction instinctive me tordait l’estomac, je devais me rendre à l’évidence : Qu’elle était belle, ma femme, quand elle faisait l’amour !
    
    En appui sur ses avant-bras et sur ses genoux écartés, elle oscillait au rythme cadencé imposé par son amant.
    
    Même si elle était dirigée vers moi, Alice ne me ...
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