1. 0307 Si la vie était un long fleuve tranquille...


    Datte: 04/02/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... à révéler la meilleure facette de lui-même . »
    
    Les mots de sagesse d’Albert m’apaisent. Mais Jérém me manque de plus en plus. Je lui envoie un message de temps à autre pour lui dire que je pense à lui, que j’ai envie de le prendre dans mes bras et de faire l’amour avec lui.
    
    J’essaie de m’occuper à autre chose, je plonge dans mes révisions pour les partiels du mois de juin. Je lis énormément. La bibliothèque devient ma deuxième maison, les livres des amis précieux car de bonne compagnie. Je me balade en ville. Je me laisse traîner le vendredi soir dans les soirées étudiantes. Raphaël est un fêtard aguerri, mais aussi un très bon pote. Ça me fait plaisir que mon coming out n’ait rien changé entre nous.
    
    Dans les soirées étudiantes, il y a souvent de beaux spécimens à mater. Je ne cherche pas l’aventure, mais certains garçons sont ni plus ni moins que des tentations sur pattes. Des provocations effrontées. On ne met pas un gosse à côté du pot de Nutella. On ne met pas un jeune gay de 19 ans dans une soirée remplie de jeunes garçons en fleur. J’essaie de contrôler mes regards, mais je ne peux pas. Je m’abreuve de mille nuances de sexytude masculine. On entend souvent que « ce n’est pas parce qu’on est rassasié qu’on n’a pas droit de regarder le menu ». Le fait est que je ne suis pas vraiment sexuellement et sensuellement rassasié. Malgré mes branlettes quotidiennes, j’ai la dalle. Le contact avec le corps de Jérém me manque, le plaisir me manque, son odeur me ...
    ... manque.
    
    Le mois de mai touche à sa fin, et ça fait désormais cinq semaines que je n’ai pas pu serrer mon beau brun dans mes bras. Alors, lorsqu’un vendredi soir, tard dans la soirée étudiante, mon regard croise le regard insistant et charmeur d’un gars un brin éméché, lorsque je me sens désiré, je ressens d’intenses frissons. Le gars n’est pas mal, assez « normal ». Et cette normalité, ainsi que son « accessibilité immédiate », sont des composantes non négligeables de son charme.
    
    Joris vient se présenter, me parler et me proposer un verre. Nous discutons pendant un bon moment, il est sympa. Il joue carte sur table, il me dit que le seul intérêt de cette soirée est l’importante densité de beaux garçons présents. Evidemment, je partage son point de vue. Joris me fait me sentir bien, en confiance. Alors, lorsqu’il me propose de le suivre aux chiottes, je ne sais pas lui dire non. C’est ainsi que je me retrouve à genoux à côté d’une cuvette en train de pomper un bel étudiant connu quelques minutes auparavant, pendant qu’il fume un bout de pétard. La position, lui debout, moi à genoux, le lieu, le pétard. Tout cela me fait penser à certaines pipes que j’ai pu faire à mon Jérém à des moments où notre relation n’était qu’une suite de baises bien excitantes .
    
    Le gars est chouette, il me prévient avant de venir. Son jus atterrit par terre, mais aussi sur mon t-shirt. Avant de remonter son pantalon, il a éteint son pétard et il me demande :« Tu veux jouir ?
    
    Et il me pompe à son tour ...
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