1. La mode et ses effets secondaires


    Datte: 26/01/2024, Catégories: ff, profélève, sport, confession, lesbos, Auteur: Femmophile, Source: Revebebe

    ... conserver un minimum de retenue, tout en souhaitant secrètement qu’il se manifeste. Il ne le fit pas.
    
    La chambre à coucher de mes voisins se situant juste de l’autre côté du mur, j’imaginai Julien dans son lit, nu, son corps d’athlète alangui offert à mes caresses… Je dus lutter pour empêcher ma main de glisser vers mon bas-ventre, pour chasser les images qui me venaient, mais sitôt que mes yeux se fermaient, tout se bousculait, mon corps était pris de frénésie, je sentais sur moi les lèvres brûlantes de mon fougueux amant, son souffle sur ma peau, ses mains si douces… N’y tenant plus je libérai mes doigts, lesquels plongèrent dans ma moiteur intime et se firent d’abord délicats, avant de prendre d’assaut la citadelle du plaisir et de me conduire à une formidable explosion dont j’étouffai les cris dans l’oreiller pendant que s’agrandissait l’auréole souillant ma literie.
    
    À la suite des perturbations sociétales engendrées par la Covid, et en accord avec mon employeur, je pratiquais le télétravail régulièrement, les jours où aucun rendez-vous ne nécessitait ma présence au bureau. Ce vendredi-là, je choisis donc de rester chez moi pour avancer divers dossiers. En fin de matinée, j’entendis le grondement typique d’une valise à roulettes que l’on traîne derrière soi dans le corridor, que l’on cogne en sortant de l’ascenseur, Séverine était de retour, et ce retour allait encore davantage éloigner l’amour Ikea(lire l’épisode précédent…) de mon quotidien.
    
    Les retrouvailles ...
    ... de mes deux jeunes voisins furent sonores. La nuit, j’entendis au moins trois fois Séverine atteindre le nirvana, et j’avoue en avoir été jalouse, comble du ridicule, il faut bien le reconnaître… ! Auditrice passive de leurs ébats, je me consolai par plusieurs masturbations qui apaisèrent mes sens exacerbés et mon corps en feu, mais l’incendie couvait encore, profond, aux aguets, tapi en moi tel un fauve prêt à bondir.
    
    Je ne les vis pas de tout le week-end et ne fis rien qui aurait pu favoriser une rencontre tellement j’appréhendais ce moment, incapable d’imaginer comment Séverine allait réagir puisque j’étais certaine que son Julien lui avait narré intégralement nos ébats. Le lundi, je décidai à nouveau de travailler depuis mon domicile. Concentrée sur un dossier délicat, la sonnette de la porte d’entrée me surprit. N’attendant personne j’hésitai à ouvrir, ne m’étant vêtue que d’un short et d’un débardeur dans l’idée de faire un peu de ménage une fois mon dossier bouclé.
    
    J’ouvris et tombai sur une Séverine radieuse, toujours aussi fraîche et adorable dans une petite robe à fleurs aussi courte qu’éclatante de couleurs, un paquet à la main. Elle m’embrassa et me demanda si j’avais quelques minutes à lui consacrer, ce que bien évidemment je ne pouvais lui refuser.
    
    — Tu vas bien, Mag ? Tiens, je t’ai apporté un petit cadeau pour te remercier.
    — Un cadeau ? Mais pour me remercier de quoi ?
    — D’avoir rempli les papiers de la banque que nous avions complètement négligés, ...
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