1. La mode et ses effets secondaires


    Datte: 26/01/2024, Catégories: ff, profélève, sport, confession, lesbos, Auteur: Femmophile, Source: Revebebe

    ... Julien m’a… m’a… enculée. Et non, je n’avais pas mis de préservatif à ton amoureux.
    
    Long silence…
    
    — Tu m’en veux ?
    
    À voix presque inaudible…
    
    — Tu peux me gifler, Séverine, et me traiter de tous les noms, je comprendrai, mais épargne Julien. Lui, c’est un jeune coq fougueux, je l’ai provoqué, alors… ne lui en veux pas, s’il te plaît. C’est moi, à mon âge, au nom de votre amour et de ma sagesse, qui aurait dû savoir éviter cette situation.
    
    Séverine ne me répondit pas tout de suite, je sentais son souffle dans mon cou et n’osais plus bouger, attendant sa réaction que je craignais violente. Au bout de quelques secondes, ou minutes, la notion du temps devenant caduque en pareil cas, ma jeune voisine se détacha légèrement de moi, prit mon visage entre ses mains, planta son regard dans le mien et déposa sur mes lèvres un léger baiser avant de murmurer :
    
    — Merci, Magali, merci, tu es merveilleuse. Je t’adore.
    
    Là, je perdis pied. Mes neurones entamèrent une infernale sarabande, l’échafaudage de mes pensées s’effondra d’un coup, ce que je m’apprêtais à expier comme turpitudes devenait vertu dont on me remerciait, mais dans quel monde vivais-je vraiment ?
    
    Encore éberluée par la réaction de Séverine, je ne pus dire mot, je me contentai de la regarder, moi aussi, passant ma main dans sa chevelure, attendant qu’elle m’en dise davantage ou qu’elle parte en claquant la porte. Ayant recouvré son assurance, elle me prit par la main jusqu’au canapé où elle s’assit ...
    ... tout près de moi.
    
    — Oh, Magali, tes yeux parlent à ta place… Tu dois penser que je suis folle, non ? Mon copain me trompe avec toi et je te remercie, d’habitude, les histoires de coucherie ne se terminent pas comme ça… ! Il faut que je t’explique.
    — Oh, mon Dieu, Séverine, mais c’est horrible… ! Qu’est-ce que tu as fait alors ? J’espère que tu es allée porter plainte ? Une ordure pareille, il ne faut pas qu’il recommence… ! Il y avait des témoins ?
    — J’ai été bête, Magali, je n’ai pas porté plainte, ne voulant pas devoir raconter cela à des flics, hommes au regard égrillard, ni devoir en informer mes parents, et puis j’avais peur que cela foute le bordel dans tout le club, de devenir la petite salope qui ne veut pas sucer, etc. Non, il n’y avait pas de témoins, ce fumier savait bien ce qu’il faisait. En revanche, Isabelle m’a entendue crier.
    
    J’interrompis ma jolie prof de sport et tentai de lui expliquer que le dépôt de plainte pour viol ou tentative de viol est recevable longtemps après les faits, et qu’elle pouvait par conséquent encore le faire, mais elle ne semblait pas décidée, pour des raisons qui m’échappaient.
    
    — Isabelle ? Qui est-ce, Isabelle ? Et elle, qu’a-t-elle fait alors, si elle t’a entendue crier ?
    — C’était l’entraîneuse de l’équipe des filles, une femme incroyable, divorcée, deux gamins, un boulot de cadre sup à 100 %, elle s’occupait encore de ses parents âgés et du club de volley. On s’entendait bien, même si elle avait seize ans de plus que ...
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