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Barreau de chaise
Datte: 05/01/2024, Catégories: fh, rencontre, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... prénom ! « Mais je ne la connais pas moi cette nana ! D’où qu’elle connaît mon nom ? » Le pauvre n’a pas le temps de trouver réponse à la question, l’aguichante kiné est de retour. Elle attrape le paréo qui traîne dans l’herbe et le passe rapidement avant de s’accroupir pour poser une poche-gel froide sur la cheville de son patient et une autre sur le genou endolori. — Bon, explique-t-elle, elles ne sont plus aussi glacées qu’il faudrait, mais ça fera l’affaire. T’as de la chance que je me balade toujours avec ma glacière dans le coffre… Bon, à part la cheville et le genou, d’autres bobos ? Posant sa main sur son côté, il explique : — Un peu à l’aine aussi. Ça picote surtout. — Belle éraflure en effet, ça saigne un peu. Ni une ni deux, la praticienne attrape l’élastique et fait glisser le short le long des jambes. Julien a cru pendant une seconde qu’elle allait aussi lui enlever son slip, mais elle se contente de l’abaisser très légèrement. De sa mallette, elle sort des compresses qu’elle imbibe d’antiseptique avant de tamponner la plaie. Le paréo ne masque qu’à grand-peine ses seins. Comme elle masse consciencieusement la jambe et la cuisse de Julien, un téton malin joue à cache-cache avec le tissu : on m’voit – on m’voit pas – on m’voit… Julien s’efforce de visser son regard dans celui de son interlocutrice, mais, peine perdue, il ne peut contrecarrer la levée des couleurs dans son slip. Pour masquer l’insolente couleuvre dressée, il joint les mains ...
... qu’il pose aussi naturellement que possible sur son baromètre au beau fixe. « Totalement nue, ce n’était déjà pas facile à gérer, mais là, en fait, avec son paréo riquiqui, c’est carrément intenable ! » — Au fait, demande la jeune femme, on peut se tutoyer non ? — Euh… oui oui, bien sûr, bafouille Julien avant de marquer un temps d’arrêt ! Mais… on se connaît ? Grand sourire moqueur de la jeune femme. — Oui et non, répond-elle. Je sais qui tu es : il y a deux ans, j’allais régulièrement voir ma grand-mère à l’hôpital. Un jour, je t’ai vu sortir de sa chambre au moment où j’arrivais. Tu ne m’as pas vue, tu étais manifestement très ému et visiblement peiné par la faiblesse d’Honorine. Bien sûr, moi, aussi sec, je lui ai demandé qui était ce bel homme qui lui rendait visite. Elle m’a expliqué. Voilà, pas plus compliqué que ça ! Et aujourd’hui, je t’ai tout de suite reconnu. « D’accord, c’est la petite fille d’Honorine, réalise Julien. Madame Honorine, ma maîtresse de CM1-CM2. L’ancienne propriétaire de la maison et de ce, désormais, jardin extraordinaire ! » — Alors donc, c’est toi l’héritière de cette maison. C’est toi qui refuses de la vendre, veux la rénover et créer des gîtes sur le terrain. — Euh oui, répond la jeune femme surprise. Comment tu sais ça ? Julien est bien content de l’étonner à son tour. — Il y a quelques semaines, un gars avait commencé à égaliser les troènes de la clôture, mais son taille-haie est tombé en carafe. Comme je passais, il ...