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Notre premier trio
Datte: 18/12/2023, Catégories: fhh, extracon, candaul, pénétratio, confession, nostalgie, Auteur: Micchel1954, Source: Revebebe
Du plaisir de lire les contributions des uns et des autres, de partager les émotions candaulistes de nombreux maris me remonte des souvenirs. Oui, je dis bien des souvenirs, car à bientôt soixante-dix ans, ce ne sont que des souvenirs que je conte ici, espérant que certains et certaines prennent plaisir à les lire, et que, si ces souvenirs aident les uns et les autres dans leurs démarches candaulistes présentes ou futures, alors ma foi, ces contributions ne seront pas vaines. De plus, le fait de mettre par écrit ces souvenirs me fait plaisir à moi aussi. Car je vais vous parler d’un temps pas si lointain, même pas quarante ans, mais si loin du point de vue technologique. Le minitel en était à ses balbutiements, point de site spécialisé avec photos, curriculum, etc. Lenec plus ultra de l’époque : les petites annonces de Libération, c’était à peu près tout. Le candaulisme d’alors nécessitait beaucoup de volonté, d’audace, de prise de risque et surtout de beaucoup de chance. Et de la chance, nous en avons eu. Nous sommes un couple normal, surtout maintenant, vous avez le droit de rire. Une rencontre autour des vingt-cinq et vingt-huit ans, deux enfants, beaucoup de travail, et le démon de la vie qui nous tenait le corps, une fois stabilisé dans la vie, les enfants, le travail, les amis, bref la vie quoi. Et la chance de se parler, de s’écouter, de se comprendre et, au fil des discussions, des aventures – eh oui, nous en avons eu chacun de notre côté –, un constat, une ...
... conclusion, un contrat même, un contrat moral qui peut tenir en quelques mots : Le constat étant fait, il ne restait plus qu’à rechercher le partenaire, celui qui serait le premier et, dans ces années-là, ce n‘était pas évident. Mais la chance, ou l’intention qui nous guidaient nous a aidés. Tout le long d’une année de discussions, du comment chercher, qui, comment faire, lors de nos rapports, je lui susurrais souvent à l’oreille : — Et si c’était un autre, là, en train de te prendre ? Et je la sentais frémir et s’ouvrir. Je lui demandais en chuchotant : — Tu en veux un autre avec moi ? Et elle gémissait : — Ohhhh, oui ! Mais nos recherches restaient vaines, et surtout nous ne savions pas vraiment comment faire, puisque nous étions tombés d’accord sur le fait de ne pas aller en club. Et puis un jour, alors qu’elle revenait du travail, je la vois bizarre, je sens des choses, le soir au lit je lui demande. — Au travail, me dit-elle, j’ai rencontré un homme. On a fait l’amour. C’était bien, mais surtout on a parlé, il l’a déjà fait à trois et il est d’accord. Le ciel me tombe sur la tête, y penser est une chose, en parler, c’est bien, alimenter le fantasme, c’est bon. Mais là, tout cela devient anecdotique, puisque la réalité se dessine à l’horizon. Très vite, rendez-vous est pris pour le mercredi suivant – vous voyez, je me rappelle encore le jour, quarante ans après. Rendez-vous chez nous, c’est donc toute une organisation à mettre en place : ...