1. Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (32) : « Ode à Aphrodite»


    Datte: 30/11/2023, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... les couleurs : tantôt du va et vient, tantôt des mouvements circulaires et tantôt des petits pincements tout en gardant continuellement le contact.
    
    Pomponia hurle comme une folle tandis que Tullia lui défonce littéralement le cul en appuyant les mains sur ses épaules.
    
    ***
    
    Ce qui unit les deux femmes est une combinaison exceptionnelle de sentiments amoureux et de complicité sexuelle. Pour Pomponia, c’est une découverte, qui change tout dans sa vie et contredit totalement sa foi pourtant si profonde, ancrée en elle depuis que sa route a croisé à Corinthe celle de Paul de Tarse.
    
    Tullia se redresse, s’appuie sur son coude, dépose un baiser sur les lèvres de sa bien-aimée et, les yeux dans ses yeux, se met à lui déclamer, en Grec, les quatre premières strophes d’un poème de Sappho :
    
    Toi dont le trône étincelle, ô immortelle
    
    Aphrodite, fille de Zeus, ourdisseuse de trames,
    
    Je t'implore : ne laisse pas, ô souveraine,
    
    Dégoûts ou chagrins affliger mon âme,
    
    Mais viens ici, si jamais autrefois entendant de
    
    Loin ma voix, tu m'as écoutée, quand, quittant la
    
    Demeure dorée de ton père tu venais, Après
    
    Avoir attelé ton char,
    
    De beaux passereaux rapides t'entraînaient
    
    Autour de la terre sombre, secouant leurs ailes
    
    Serrées et du haut du ciel tirant droit à travers
    
    L’éther.
    
    Vite ils étaient là. Et toi, bienheureuse, éclairant
    
    D’un sourire ton immortel visage, tu demandais,
    
    Quelle était cette nouvelle souffrance, pourquoi
    
    De nouveau ...
    ... j'avais crié vers toi, »
    
    • Tu connais ?
    
    • Bien sûr, Je connais par cœur cette « Ode à Aphrodite », ce magnifique poème de Sappho. Mon père Caius Pomponius Graecinus, était un ami d’Ovide, qui lui avait offert le traité sur « la composition stylistique » du rhéteur et historien grec Denys d'Halicarnasse (54 av. J.-C.- 8 ap. J.-C.), où est reproduit intégralement ce chef d’œuvre. L'Ode à Aphrodite est une prière adressée par Sappho à la déesse Aphrodite pour que la jeune fille qu'elle désire réponde à son amour. Je l’ai lu et relu en pensant à ma chère Julia Drusi.
    
    Le poème, qui date du VIe siècle av. J.-C. est écrit dans le dialecte éolien de l'île de Lesbos, en strophes sapphiques, métrique attribuée à la poétesse où un vers adonique de 5 syllabes fait suite à 3 vers hendécasyllabes L'influence homérique, sensible dans l'ensemble du texte, est particulièrement claire.
    
    • Je pensais que les Chrétiens détestaient cette culture grecque classique.
    
    • Comment pourrais-je oublier mon éducation, en particulier ces poèmes qui me troublaient tant ? D’ailleurs, mon amour, laisse-moi te déclamer la suite du poème. Je te dédie ces vers :
    
    Quel désir ardent travaillait mon cœur insensé :
    
    « Quelle est donc celle que, de nouveau, tu
    
    Supplies la Persuasive d'amener vers ton
    
    Amour ? qui, ma Sappho, t'a fait injure ?
    
    Parle : si elle te fuit, bientôt elle courra après
    
    Toi ; si elle refuse tes présents, elle t'en offrira
    
    Elle-même ; si elle ne t'aime pas, elle ...
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