1. Canicule


    Datte: 14/11/2023, Catégories: voisins, grossexe, contrainte, policier, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... éloquent.
    
    — Oh ! bafouille-t-il. C’est ma faute. Je crois toujours que mon homosexualité se lit sur mon visage, mais il faut croire que non. Je suis désolé, Anne, mais je suis en couple et j’aurais dû être plus clair. En fait, Laurent n’est pas un coloc.
    
    Anne s’enfuit. Elle a le visage écarlate et le ventre brûlant. Elle n’a jamais eu aussi honte de sa vie. Une fois enfermée chez elle, elle sait qu’elle ne pourra pas dormir. Les instants passés reviennent en boucle et la torturent. Comment peut-on être aussi stupide et prendre ainsi ses rêves pour la réalité ? Un verre de Cognac, un deuxième, ce n’est qu’au troisième qu’elle trouve un peu d’apaisement. Que va-t-elle devenir ? Comment rencontrer quelqu’un ? Un moment, elle songe à sortir sur le balcon, mais la honte revient. Pour voir quoi ? Deux hommes qui n’ont pas besoin d’elle pour se faire du bien ? C’est alors qu’on sonne à la porte. Il est presque minuit.
    
    Elle hésite un peu, elle titube dans le couloir, mais elle ouvre la porte. C’est sûrement lui. Elle a peut-être mal compris. Ce n’est pas lui, c’est l’autre, l’inconnu du bus, l’homme aux yeux noirs, aux cheveux noirs, aux vêtements noirs. Il a même des gants noirs, ce soir, et sous l’éclairage blafard du palier, il a l’air extrêmement pâle, presque vert, comme s’il était malade.
    
    — Enfin, je vous retrouve, dit-il. Je peux entrer ?
    — Comment ? Je veux dire… Non, vous ne pouvez pas entrer, répond Anne d’une voix qu’elle trouve elle-même bizarre, ...
    ... hystérique. Pourquoi vous…
    
    Mais elle ne finit pas sa phrase, car l’homme avance une jambe pour bloquer la porte. Ses chaussures aussi sont noires, de grosses rangers de l’armée, bien cirées. Les évènements se précipitent, Anne n’arrive plus à accommoder, il la bouscule et il entre, s’avance jusqu’au séjour et elle ne peut que le suivre.
    
    — C’est joli, chez vous, dit-il de sa voix froide.
    
    Il se laisse alors tomber sur le canapé, comme s’il était chez lui, tandis qu’Anne se tient debout, les bras ballants, un pli marqué entre les deux yeux comme si elle essayait intensément de comprendre la situation, mais elle est trop ivre pour y parvenir. Elle ne porte que sa culotte et un grand tee-shirt rose décoré d’un nounours qu’elle a enfilé avant d’aller ouvrir. Elle se sent si vulnérable et elle l’est.
    
    — Déshabille-toi, ma chérie, dit l’inconnu. Ça fait si longtemps que j’ai envie de te voir nue.
    
    Comme elle refuse, oh, sans parler, juste en secouant la tête, il bondit de sa place et sa grande main gantée de noir la saisit à la gorge, serrant son cou si fort qu’elle n’a plus d’air pour respirer.
    
    — Obéis ! hurle-t-il, sinon je vais devenir méchant !
    — D’accord, accorde-t-elle dans un râle.
    
    Le sale type retourne sur le canapé tandis qu’Anne, hébétée, descend lentement sa culotte le long de ses jambes. Curieusement, plutôt qu’à un moyen de s’en sortir, elle pense qu’elle est négligente et qu’elle aurait dû s’occuper de son buisson plutôt hirsute depuis des jours. Elle enlève ...
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