1. Canicule


    Datte: 14/11/2023, Catégories: voisins, grossexe, contrainte, policier, Auteur: Amateur de Blues, Source: Revebebe

    ... hypnotisée par les yeux noirs d’Antoine, fascinée d’être aussi près de cet énorme sexe dont elle n’oublie jamais la présence.
    
    Les gens rentrent chez eux les uns après les autres, mais eux, ils restent là, à parler encore, à grignoter des cacahuètes et des chips. Ils continuent d’échanger sur tous les sujets, l’art, la politique et ils voient qu’ils s’entendent bien. Anne précise qu’elle est célibataire et Tony parle de son coloc qui ne pouvait pas être là ce soir, car il travaille, il est infirmier.
    
    Ensuite, ils font partie du dernier carré qui range les tables pliantes et les chaises. Ensemble, ils ramassent les emballages et les croûtes de pizza abandonnées. Au moment de se séparer, Tony pense qu’il va au cinéma le lendemain, voir le dernier film de Wim Wenders et il demande à Anne si elle a envie de l’accompagner. Elle accepte bien sûr.
    
    La journée qui suit passe trop lentement au goût de Anne. L’homme aux yeux noirs est à nouveau près d’elle dans le bus, mais quand il descend à son arrêt, elle lui fait remarquer dès qu’ils sont sur le trottoir qu’elle n’a pas le temps de lui parler. Dès qu’elle le peut, elle s’échappe de son bureau climatisé pour se précipiter chez elle. Elle essaye trente-six robes avant d’en choisir une, la plus courte, parce qu’elle veut que son futur amant puisse voir ses cuisses quand elle sera assise dans la salle obscure.
    
    Ils se retrouvent devant le cinéma, dans la chaleur étouffante du début de soirée. Anne apprécie à nouveau le ...
    ... sourire éblouissant de son nouvel ami et ils se précipitent à l’intérieur pour profiter de l’air climatisé. Le film est… c’est toujours compliqué Wenders, magnifiquement filmé, mais compliqué à suivre et Anne n’arrive pas à se concentrer. Ses yeux quittent toujours l’écran pour se poser sur le profil de son voisin, la mâchoire carrée, le nez droit. Parfois aussi, elle laisse son regard traîner sur la bosse de son pantalon et elle ne peut s’empêcher d’imaginer qu’elle y pose sa main. Mais elle ne le fait pas, elle se contente de mouiller sa culotte avec son imagination débridée.
    
    Antoine ne quitte pas souvent l’écran des yeux. Il a l’air concentré d’un étudiant. En plus de le désirer, elle tombe amoureuse de cette concentration-là. Parfois, tout de même, il se tourne vers elle et lui sourit. Elle attend la suite qui ne vient pas. Alors elle essaye de suivre ce qui se passe à l’écran, mais elle décroche encore et elle attend la fin du film, se demandant ce qu’il va lui proposer ensuite.
    
    Finalement, au bout de deux heures et demie, ils se retrouvent en face l’un de l’autre, dans la nuit, sur le trottoir brûlant. Tony parle du film avec enthousiasme, dit qu’il est ravi de ne pas avoir été seul à le voir parce que c’est toujours mieux quand on peut en parler après. Anne y voit un sous-entendu et se lance :
    
    — On va chez toi ou chez moi ? dit-elle en posant sa main sur l’avant-bras du jeune homme.
    
    Elle voit tout de suite que c’est une erreur. L’air gêné de Tony est ...
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