1. Vous prenez du dessert ?


    Datte: 09/11/2023, Catégories: hplusag, fplusag, ascendant, amour, cérébral, nopéné, échange, nonéro, exercice, enfamille, Auteur: Olaf, Source: Revebebe

    ... rend heureux, j’avoue ne pas être sûr que ce soit une abomination. Je n’imagine pas une seconde toucher son corps à ce moment. Jamais. Mais, en revanche, celui de la femme, je ne sais pas.
    — Peut-être que le manque de femme me fait délirer, intervient Lionel, mais sincèrement, je ne vois pas où est le problème, dès lors que nous sommes les deux au clair sur ce que nous voulons. Et où la femme est partante.
    — D’où votre question ! Et vous en parlez souvent entre vous ou c’est ma visite qui vous agite ?
    — Parfois lors de nos soirées d’homme à homme… Il m’arrive d’avouer à Livio qu’un de tes courriels m’a fait du bien au fond du ventre. C’est bon d’en rire ensemble. Autrefois, le grand-père racontait ce genre de choses à son petit-fils, à mots couverts. Ou alors, les oncles s’en chargeaient. Parfois en lui offrant un tour au bordel. Cet aspect de la famille a disparu. Nos fils n’ont plus qu’internet ou des copains pour faire leur éducation. Par ce moyen, c’est rarement les émotions qui sont transmises.
    — Mais, bon sang, ni lui ni toi n’avez d’inhibition, de pudeur, de besoin de mieux préserver vos vies intimes ?
    — Livio sait tout de mon corps, comment il s’est transformé, à cause des médocs, de l’âge et des nanas qui m’ont fait faire des trucs que je n’aurais jamais voulus si j’avais vraiment eu le choix. C’est mon rôle de le prévenir.
    — Et papa sait aussi presque tout de moi. À qui me confier d’autre ? J’ai beaucoup moins de secrets sur mon corps envers lui qu’envers une ...
    ... amante.
    — Et moi, dans cette histoire ? Quel prix ont mes pudeurs ou mes doutes, par exemple sur mon physique vieillissant ? Parce que dès le début de cette discussion, c’est bien de moi qu’il est question, non ? D’un partage de moi.
    — Toi, Gabrielle, tu es l’amante merveilleuse dont la vie m’a fait cadeau il y a longtemps, qui ne m’a jamais abandonné, murmure tendrement Lionel. Tu es celle qui revient vers moi quoi que la vie m’ait réservé. Je n’aime plus trop mon corps, mais dans tes yeux, le désir que j’y lis me rassure. Je sais aussi que tu peux regarder mon fils avec gourmandise. Tu essaies d’être discrète, mais rien ne nous échappe. Surtout pas ce genre de compliment féminin !
    — Et moi, je t’apprécie depuis le jour où je t’ai rencontrée, et chaque nouvel échange me l’a confirmé. Je sors de l’échec d’un premier amour. Ce n’est pas rien, j’ai besoin de me reconstruire. Ne me refuse pas ce moment de repos du guerrier, même si tu es venue retrouver mon père. Si tu le veux bien, si tu m’ouvres tes bras, nous ne le priverons de rien. Et vous ne me priverez de rien pendant que vous serez ensemble. Je vous aime trop tous les deux.
    — Livio est là pour quelques jours encore, tout comme toi. Je n’ai pas envie de cacher mes élans envers toi ni de l’éloigner de moi. J’accepte ce qu’il éprouve pour toi si c’est ce qui lui fait du bien.
    — Que voulez-vous exactement de moi ?
    — Vivre l’intense, quel qu’il soit, conclut Livio avec un regard très troublant.
    — Que tu te libères de ...
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