-
Un goût de trahison
Datte: 11/10/2023, Catégories: fhh, hplusag, extracon, candaul, boitenuit, jalousie, cérébral, extraconj, cocu, Auteur: morisse.pol75, Source: Revebebe
... l’heure, puis comme prévu demain jeudi matin après la pause de 11 h. Je m’ennuie de toi. Je voudrais rentrer jeudi soir après mon intervention. Je crois qu’il y a un petit groupe qui rentre aussi. Je vais en profiter. Incontestablement, ma réponse l’a surprise. Encore un silence. — Mais le congrès ne devait pas se terminer vendredi ? Et la soirée de gala ? — Je n’ai pas envie d’aller à cette soirée. Pas envie de m’amuser sans toi. J’ai lancé avec malice cette perche amoureuse pour qu’elle me la renvoie ; rien. — Tu penses arriver quand alors ? Elle est vraiment maîtresse de ses émotions ! Elle a bien entendu et compris le sens de ma phrase. À mon tour, je botte en touche. — Je n’ai pas encore les horaires. Je te dis cela demain vers midi. — D’accord. Bon, je vais me coucher, il se fait tard. — Moi aussi je suis fatigué, dis-je pour ne pas être en reste de fierté. — Bonne nuit — Bonne nuit. Mais juste avant de raccrocher, je lui demande, le cœur à 200 pulsations : — Au fait, il est venu hier le type pour le bilan énergétique ? Là, je sens le tilt. Elle répond trop vite. — Non… mais oui. Quelle imbécile, j’ai oublié de le décommander. Je te raconterai demain. Bonne nuit. Et sans me laisser le temps de réagir, elle raccroche. Je reste coi, scotché au combiné. Mon orgueil me retient de la rappeler. Je me mords les lèvres pour résister. Dans le minibar, je me jette sur les petites bouteilles de whisky. Une puis une autre et, au final, je ...
... finis par m’endormir. Mercredi Ma prestation a été plus que médiocre ce matin, ce qui a amené certains de mes collègues à s’inquiéter. — Tu n’étais pas dans la possession de tous tes moyens, me dit mon collègue d’infortune de couple. Tu as des nouvelles de ton épouse ? Ce n’était pas la question à me poser. Je lui dis sèchement de me ficher la paix d’un ton sans appel. Je conçois que je suis injuste envers lui, mais mon désespoir est trop fort. Je quitte la salle de conférences. Je regagne ma chambre pour travailler, mais je n’y arrive pas, obsédé par l’échange avec Chantal de cette nuit. Elle a trop brutalement interrompu ce qui donnait l’impression d’une fuite pour ne pas aborder la vérité et éviter le mensonge. Le ventre noué, je n’arrive pas à me résoudre à prendre un repas. Je n’ai pas faim malgré presque deux jours de diète. Dans un moment de lucidité, je me connecte pour me renseigner afin de rentrer demain jeudi. J’espérais un vol ou un train pour la fin de journée. Rien. Tous complets. À midi, je dois me résigner à attendre vendredi pour le retour, et manquer la soirée de gala. Le petit groupe qui devait rentrer demain soir a dû renoncer également. Je suis au plus bas. Tout se ligue contre moi. Comme j’avais promis de lui donner l’information sur mon retour, je l’appelle. Le répondeur. Je lui avais pourtant dit que je donnerais ce midi les horaires d’arrivée, si je parvenais à avoir une possibilité. Je laisse un message vocal sans rien préciser de ...