1. Erreur sur la personne


    Datte: 08/10/2023, Catégories: fh, extracon, hotel, voiture, confession, rupture, Auteur: Lorette, Source: Revebebe

    ... trouve encore plus épanouie.
    
    Il avait toujours eu le chic pour me mettre en confiance, avec lui je me sentais toujours à l’aise, bien dans mon corps, sûre de moi, aimée et appréciée ; ça avait toujours été ainsi depuis notre première rencontre et ça l’était resté sans discontinuer jusqu’à notre rupture.
    
    Avant lui, pas grand-chose, quelques parties de jambes en l’air avec des quidams que j’avais vite oubliés, des aventures où je doutais de moi, certaines d’entre elles pas vraiment glorieuses, que ce soit d’ailleurs avec des garçons ou avec des filles.
    
    Et après David, un mariage de « raison », au sens trop raisonnable, avec Marc, un bel homme bien sous tous rapports, intelligent, cultivé, belle situation, tendre, attentionné, protecteur, mais l’amour à la papa et l’affectivité en berne. Avec quand même deux beaux enfants qui étaient ma fierté et ma raison de vivre ! Une belle vie donc, mais rien de tout à fait enthousiasmant.
    
    Alors, pourquoi avoir quitté mon premier amour ? Parce que c’était un fieffé menteur ! Il m’avait cocufiée au moins dix mille fois et j’en redemandais. J’étais tellement amoureuse et tellement bien avec cet homme qu’il aurait pu faire n’importe quoi. Bien sûr qu’il y avait partout des indices de son infidélité, il y en avait tout plein, des pochettes de préservatifs retrouvées ouvertes dans sa veste, des parfums capiteux sur ses cols de chemise, le compteur du 4x4 qui avait tout d'un coup fait un bond de 3000 km, alors que mon homme était ...
    ... censé être à un congrès aux États-Unis, et je pourrais encore en citer beaucoup d’autres du même genre, il laissait des traces dans tous les endroits où il passait. Mais je préférais faire disparaître ces preuves au fur et à mesure que je les découvrais, ou plus simplement ne pas les voir.
    
    Le pompon c’était peut-être quand j’avais été hospitalisée une dizaine de jours pour une petite intervention et que ma soi-disant « meilleure amie » en avait profité pour investir notre chambre ; cette gourde avait trouvé le moyen de se tromper de sous-vêtements en repartant et c’était difficile de ne pas m’en apercevoir, car nous ne faisions pas du tout la même taille.
    
    De vivre ainsi avec sa maîtresse, n’avait pourtant pas empêché mon salopard de copain de venir me faire ma fête sur mon lit d’hôpital, ce qui, je dois l’avouer, m’avait bien plu.
    
    J’étais tellement heureuse avec lui, et ce bonheur était tellement nouveau pour moi, qu’il aurait pu me tromper avec toutes les femmes. Je crois bien que, dans la nébuleuse onirique où j’étais plongée, j’aurais tout accepté. Même les retrouver le matin étendues nues dans notre lit ne m’aurait pas surprise.
    
    Jusqu’au jour où… jusqu’au jour où j’étais tombée enceinte. Je ne l’avais pas fait exprès, je prenais la pilule. Mais, avec deux mois de retard, le verdict avait été fatal, un petit être grossissait dans mon ventre. Et là, ça m’a fait réfléchir, je ne me voyais pas élever un enfant avec un mari volage, et encore moins avec un homme volage ...
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