1. 0315 Pour faire un homme… (partie 1)


    Datte: 02/10/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... espéré ?
    
    J’aimerais tant reparler avec lui des sujets qui nous ont éloignés, notamment celui qui nous a mis en froid depuis plus d’un an. Mais en même temps, je le redoute. Je ne sais pas à quel point son opinion sur le sujet a évolué, et je ne me sens pas le courage de me lancer dans une discussion qui pourrait vite tourner à la bagarre verbale et nous fâcher à nouveau. Je suis tellement heureux que Papa ait arrêté de me faire la tête que je ne veux surtout pas prendre le risque de tout gâcher à nouveau. Alors, en attendant, je profite de cette sérénité retrouvée.
    
    Après le café, Papa propose à Maman de l’aider à débarrasser (là, je me dis que cette année il va neiger en juillet). Ayant reçu un non-lieu de la part de cette dernière, il quitte la table pour s’installer sur le canapé. Il allume la télé et le brouhaha typique d’un stade rempli attendant le début d’un match important remplit notre foyer.
    
    Je sais pertinemment de quel match il s’agit. Je tiens de la bouche de son ailier que ce samedi le Stade Français joue contre Clermont Ferrand. Un match de taille. Il me tarde de voir mon bobrun débouler sur la pelouse. En attendant, les caméras s’attardent dans les vestiaires. Je capte direct mon bobrun torse nu. Putain, qu’est-ce qu’il est beau ! Putain, qu’est-ce que j’ai envie de lui !
    
    « Nicolas ! j’entends Papa m’appeler.
    
    — Oui Papa…— Tu viens regarder le match avec moi ?
    
    — Ohhhhh… oui… je fais, surpris.
    
    — Va ! fait Maman en m’arrachant des mains les ...
    ... assiettes que je suis en train d’amener vers le lave-vaisselle.
    
    — C’est le Stade français qui joue ! me glisse Papa, lorsque je le rejoins sur le canapé.
    
    — Eh, oui !
    
    — Eh, mais je suis bête, tu dois être au courant !
    
    — Je ne dis pas le contraire » je confirme.
    
    Le trombinoscope présente les joueurs. Jérém apparaît à l’écran et ça me donne des frissons. Papa ne cille pas. Les deux équipes investissent la pelouse et le jeu démarre. Très vite, mon bobrun récupère le ballon ovale et file comme une fusée vers la ligne de but. Il est stoppé net à quelques mètres des poteaux par le plaquage impitoyable d’une armoire à glace clermontoise.
    
    « Putain, il le tenait presque ! Quel dommage ! » s’exclame Papa.
    
    Jérém se relève, le regard noir. Il a l’air déçu et en colère. Quelques minutes plus tard, Ulysse lui envoie une nouvelle passe. Et cette fois-ci, personne ne peut l’arrêter. Il évite toutes les armoires à glace qui tentent de le dégommer, il tape un sprint spectaculaire, et il franchit la ligne de but lancé comme une fusée. L’essai est marqué.
    
    « Oui, oui, oui !!! fait Papa, très excité. Ton pote est un vrai champion ! il ajoute, alors que la caméra s’attarde sur le bel ailier.
    
    — Je suis content que tu l’apprécies.
    
    — J’aime bien sa façon de jouer, il est puissant mais malin, il a une belle technique. Et il progresse extrêmement vite. En quelques matches seulement, ce n’est plus du tout le même joueur. Il a gagné en finesse et son jeu est beau.
    
    — Tu peux ...
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