1. Mathilde est revenue...


    Datte: 09/09/2023, Catégories: fh, douche, amour, reconcil, portrait, rupture, regrets, Auteur: JeffTrois, Source: Revebebe

    ... tout en serrant Mathilde dans mes bras, je lui glisse à l’oreille un perfide :
    
    — On n’est pas bien, là ?
    
    Bien sûr, Mathilde ne répond pas immédiatement. Elle remue du popotin pour mieux caler mon encombrant engin dans la raie de ses fesses avant de me répondre :
    
    — Bien sûr qu’on est bien là… ! Mais, justement, c’est parce que j’avais oublié combien on pouvait être bien là, serrés et pelotonnés l’un contre l’autre, emboîtés l’un dans l’autre, que j’ai eu besoin de faire un break, pour mieux te retrouver, mieux apprécier ce moment… ces moments. Oui, maintenant, je peux te le dire, notre routine, nos rites si particuliers, nos étreintes si chaudes et toujours plus érotiques me semblaient devenir des habitudes, des sortes de tue-l’amour, et au fil des mois de notre séparation, tout cela m’a terriblement manqué.
    
    Un long silence accompagne un ange, rougissant à la vision de nos corps nus, enlacés. Puis Mathilde reprend…
    
    — Je n’avais pas compris combien d’efforts tu faisais pour me reconquérir chaque matin, pour faire de cette nouvelle journée une sorte d’émerveillement… T’enquérir en permanence de mon bien-être me devenait pesant alors que c’était seulement fait pour faire rebondir ton amour. Inventer des petits plats, me servir comme une princesse, me traiter comme une reine, veiller sur mon sommeil comme sur mon plaisir comme une tsarine… Tous ses petits gestes, toutes ses attentions pour moi, rien que pour moi, et qui auraient dû me rendre follement, éperdument, ...
    ... éternellement amoureuse de toi, m’ont exaspérée. Oh, je sais, je suis un peu trop cérébrale… Je pense trop et j’analyse trop… C’est ma nature… C’est comme ça aussi que je suis… Mais il m’a fallu ton absence pour que soudain tout s’interrompe, s’arrête pour me rendre compte combien tout cela pouvait aussi me manquer. Bien sûr, au début, au tout début, j’ai cru que j’étais libre… C’est en tout cas le premier sentiment qui m’a animée à peine la porte franchie. Libre, mais l’esprit préoccupé par tout ce que j’allais devoir affronter, seule… Où aller ? Où me loger ? Comment faire pour manger ? Comment m’organiser ? À qui faire confiance… ? Et puis les jours, les semaines et les mois ont passé… et chaque journée apportait son lot d’incertitudes, de problèmes à résoudre, d’organisation à parfaire. Et surtout plus personne pour me traiter comme une princesse… Oui, j’ai rencontré des mecs. Pour certains, je n’étais qu’une sorte de vide-couille, un morceau de viande disposant de trois trous à usage masculin. D’autres, plus futés, tentaient de donner le change en espérant que le peu de plaisir qu’ils distillaient leur serait rendu au centuple, mais restaient primitifs dans le tréfonds de leur âme. Personne n’arrivait à combler le manque… de toi. Le manque de ta prévenance, de ta forme d’amour qui me rendait finalement unique à tes yeux, mais aussi aux miens…
    
    Je reste silencieux, attendant la suite, ou pas, quand Mathilde reprend…
    
    — Oui, je sais que c’est là un terrible aveu de ma ...
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