1. Mathilde est revenue...


    Datte: 09/09/2023, Catégories: fh, douche, amour, reconcil, portrait, rupture, regrets, Auteur: JeffTrois, Source: Revebebe

    Il est des prénoms qui sont éternellement associés à des chansons éponymes… Petite Marie(Cabrel), Diégo(Gall), Suzette(Brillant) ou Michelle(Beatles)… et chaque fois que vous rencontrez une personne qui le porte, immanquablement vous avez l’air qui vous entre dans la tête pour ne plus vous quitter de la journée.
    
    Moi, c’est Mathilde, entre autres. Alors, oui, Brel m’a souvent accompagné durant ces années-là. Et puis, un beau matin, Mathilde s’est envolée, comme ça, emportant de mon cœur nos belles résolutions, nos serrements(et serments) d’amours qui devaient être éternels, comme de bien entendu.
    
    J’en suis resté longtemps marri et jamais plus ne fredonnais la chanson de Brel.
    
    Et puis, ce matin, on sonne à la porte. Et elle est là !
    
    Penaude, mais les yeux rieurs et toujours pétillants de bonheur.
    
    Après quelques secondes de gêne, de part et d’autre, je n’ai plus eu assez de rancœurs pour la laisser sur le seuil d’entrée à se morfondre ou déballer son sac d’excuses. Je n’allais pas non plus lui cracher à la figure le mien et étaler devant le voisinage ma collection de timbres qui, il faut bien vous l’avouer, s’amenuise au fil du temps.
    
    Alors je lui ai ouvert la porte, trop heureux de la voir toujours aussi mignonne, fraîche et pimpante. Trop heureux de voir qu’elle n’a peut-être pas oublié nos belles étreintes, nos amours d’antan, et surtout mon adresse.
    
    Oh, bien entendu, de temps à autre dans la conversation il y a des silences gênants, des sous-entendus ...
    ... lourds de reproches, mais cette matinée reste et doit rester un moment de grâce suspendu, peut-être exceptionnel.
    
    Après un ou deux cafés, Mathilde me demande à pouvoir prendre une douche… Je ne suis pas un ours et m’empresse de lui trouver serviettes et peignoir sans que je sois obligé de lui indiquer où est la salle de bain, après tout, elle a vécu ici au moins, pfiou… deux ans.
    
    Quelques minutes plus tard, Mathilde appelle à l’aide… J’hésite un instant avant d’entrer dans la salle d’eau.
    
    Mathilde, nue, me tourne le dos et me tend la brosse fleurie de mousse…
    
    — Tu peux me brosser le dos ?
    
    Avec le savon, l’eau dégoulinant le long de sa colonne vertébrale se perdant dans le sillon de ses fesses charnues, mes derniers ressentiments, mes pâles reproches s’en vont avec l’eau savonneuse vers la bonde de la douche.
    
    Mathilde est revenue et agit comme si elle n’avait jamais interrompu notre relation, reprenant presque une conversation abandonnée la veille… Les gestes sont les mêmes, les sourires, les respirations, les souffles sont identiques.
    
    Je n’hésite pas et m’empare de la brosse pour lui frotter le dos avant de la laisser tomber et utiliser directement ma main pour la laver.
    
    Sous mes doigts, sous la paume de main savonneuse, je touche la peau douce de Mathilde… Mon cœur fait boum dans ma poitrine, mon sexe se met au garde-à-vous dans mon calbut… Je dois même cligner des yeux plusieurs fois pour me dire que non, je ne rêve pas… Mathilde est revenue !
    
    Ah, la ...
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