1. En ton absence


    Datte: 16/01/2018, Catégories: fh, fhh, jeunes, copains, forêt, Masturbation préservati, pénétratio, jouet, attache, orties, init, lettre, prememois, Auteur: SophieF.

    C’est avec beaucoup de plaisir que je lis le premier tome du Casanova deLa Pléiade que nous avons acheté le mois dernier. Hier, une citation latine m’a enchantée :Mitte gladium tuum in vaginam. Ce n’est pas une pucelle qui demande cela à Giacomo mais Jésus ordonnant à Pierre, qui vient de couper l’oreille d’un soldat, de remettre son glaive dans son fourreau. De quoi commettre un amusant contre-sens, n’est-ce pas ?
    
    Quant au style, son mélange de passé et de présent, parfois dans la même courte phrase, n’est pas désagréable et ajoute à la fraîcheur du récit. Ce diable d’homme est tellement sympathique que je ne peux m’endormir avant de savoir comment se termine son aventure du moment. S’il vivait de nos jours, je ne lui résisterais pas longtemps ! Estimant que « l’amour sans amour est insipide », il se déclare sans cesse amoureux jusqu’à la mort et envisage même, parfois, d’épouser sa partenaire, quitte à la refiler à un ami un peu plus tard pour la remplacer très vite par une autre fille, souvent très jeune.
    
    Je viens de recevoir ton courriel. Bien le bonjour à Caroline, mon chéri ! Vraie ou fausse, sa blondeur ? N’est-elle pas un trop enveloppée, cette fille, comme bien des Américaines ? Des détails, s’il te plait ! Je ne suis jamais jalouse, tu le sais bien. Toi non plus, bien sûr, mais la fessée qu’en souriant tu m’as promise si je ne suis pas sage, j’y aurai droit.
    
    Voici pourquoi : hier matin je rencontre deux garçons, Nicolas et Julien, des anciens camarades de ...
    ... mon jeune frère.
    
    — Tiens, Sophie ! Ici pour quelque temps ?
    — Mais oui, comme vous voyez. Je reviens au pays.
    — On ne te voit pas souvent depuis que tu es à Paris.
    — Je bosse ! Pas vous ?
    — Si, bien sûr… On vient d’avoir le bac. Et toi, toujours à Sciences-Po ?
    — En effet. Et vous toujours inséparables, hein ?
    — Toujours.
    
    En fait, nous n’avons pas grand-chose à nous dire. Nous allons nous séparer quand Julien me demande si je vis seule à Paris. À quoi je réponds que cela ne le regarde pas. Il croit devoir insister. Irritée, je vais jusqu’à leur demander quand ils vont se marier, maintenant que le mariage entre gays est possible.
    
    — Mais nous sommes seulement amis, pas du tout homos !
    — Je croyais que vous n’aimiez pas les filles.
    — Pas n’importe quelle fille, en effet. Mais une, qui n’a jamais fait attention à nous.
    
    Je les vois venir. Pour autant, faut-il les décourager ? Ce serait dommage, non ?
    
    — Il fallait vous manifester !
    
    Je fais mine de tourner les talons quand Nicolas insiste :
    
    — Attends ! Nous avons quelque chose à te dire, Sophie. Tu veux bien venir avec nous prendre un pot à la terrasse du Café des Sports ?
    
    Je veux bien. Nous y allons. Nicolas se lance :
    
    — La fille, c’est toi.
    
    Je feins la plus vive surprise :
    
    — Ah bon ?
    — Oui. Mais le problème c’est que nous sommes amoureux de toi tous les deux, et que nous n’avons jamais osé te le dire. De plus, tu n’as jamais manqué de garçons qui tournaient autour de toi.
    — Je suis plus ...
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