1. Système D


    Datte: 16/09/2018, Catégories: Humour Auteur: theo-kosma, Source: xHamster

    ... sont plus ce qu’elles étaient. Quelle dommage que vous ne soyez plus ensemble !
    
    — L’histoire s’est compliquée sans même que je m’en rende compte. D’abord, j’ai eu le malheur de le raconter à une copine du campus. Oui, je sais ! Question confidences, je t’ai fait des infidélités. Faut comprendre, passer du temps dans les bois donne un look spécial. À force de rentrer avec de la boue sur les godasses, des piqûres d’insectes et des bouts de feuilles sur les vêtements et dans les cheveux, je me suis trahie et j’ai dû l’expliquer à ma voisine de palier. Elle m’a fait genre je dirai rien aux autres…
    
    — Et elle a fait tout le contraire.
    
    — Sans rire, en moins de vingt-quatre heures toutes les copines du campus étaient au courant. Question commérages, y’a pas eu tant d’évolution depuis la primaire ! Je pensais que j’allais me coller une réputation de salope, en fait elles étaient surtout admiratives.
    
    — Certaines ont trouvé l’astuce tellement bonne qu’elles m’ont imitée. Pas longtemps après, il y avait au moins quatre ou cinq tentes en plus de la nôtre dans le secteur.
    
    — Une vraie trame de film porno. Encore que ! Une trame dans ce style, un réalisateur de X n’aurait pas osé. Trop abracadabrant… Vous ne vous êtes pas mis à échanger, genre, partouzer ?
    
    — Non seulement ça ne nous est pas même venu à l’esprit, manque de bol en un sens, mais surtout les copines m’ont apporté bien plus d’ennuis qu’autre chose. Une petite tente pour deux, ça reste discret. Davantage, on a ...
    ... fini par nous repérer.
    
    — Qui c’est, « on » ?
    
    — D’autres sans-abris. Des passants. Des agents municipaux…
    
    — Aïe aïe aïe…
    
    — Mon copain et moi on passait bien parce qu’on a toujours eu un look un peu roots et grunge. On se fondait parfaitement dans la masse des sans-abris du bois. Alors que mes connes de copines ne cherchaient aucun subterfuge. L’une d’elle a même fait la totale : ayant des parents friqués et donc beaucoup d’argent de poche, elle a installé une putain de grande tente de luxe, et elle venait avec sa petite robe Desigual à cent cinquante euros, ses hauts talons et sa bouteille de champagne.
    
    — Eh ben, en voilà qui feront pas carrière dans les opérations camouflage ! Et c’est là que tout a tourné au vinaigre, je parie.
    
    — Franchement ?, c’était pas loin de virer au drame. Elle a dû repartir dare-dare, un peu plus et on l’aurait agressée. Puis les flics ont remarqué les allers et venues : ils ont soupçonné un nouveau lieu de prostitution. Les putes du coin aussi, qui sont venues nous menacer.
    
    — Pas étonnant : au bois de Vincennes, la prostitution est le métier numéro Un.
    
    — Et il est classique pour les prostituées d’avoir de petits espaces de ce type, à ce qu’il paraît. Et si tu ajoutes à cela qu’une des copines amenait plusieurs amants… t’imagines bien comment l’affaire a semblé louche !
    
    — Il fallait leur dire que cette salope le faisait totalement gratuitement ! Et les autres aussi… Enfin, pour les flics l’info passe encore, pour les putes ...