-
Crème fouettée (4)
Datte: 20/08/2023, Catégories: Erotique, Auteur: June Paltier, Source: Xstory
Je regarde Alizée quitter le lycée avec ses amies, riant aux éclats d’une blague dont j’ignore le contenu. Je n’arrive toujours pas à la cerner : à quoi peut-elle bien penser ? Pourquoi m’avoir piqué mon ex petit-ami si c’est pour coucher avec un homme d’âge mûr ? Tout en me dirigeant vers l’arrêt de bus je soupire ne préférant pas chercher plus loin pour le moment. Je tâcherai de mener mon enquête après ma visite à l’hôpital. Aujourd’hui, je reçois ma première injection de progestatif : la contraception que j’ai choisie après avoir étudié les différentes possibilités qui s’offraient à moi. L’injection terminée, je rejoins Lionel qui est venu me récupérer en sortant de son travail. Je n’allais pas refuser son offre de me raccompagner à la maison. Je prends place sur le siège passager et admire mon huissier sans en perdre une miette. Il a retiré la veste de son costume et sa cravate qu’il abordait encore ce matin. Il porte seulement une chemise grise claire dont il a déboutonné les trois premiers boutons, laissant apercevoir sa peau en dessous. Une ceinture d’une certaine marque connue fait le tour de ses hanches, retenant un pantalon fait sur mesure. Ses cheveux blonds sont coiffés impeccablement avec de la cire. Et ses lèvres charnues… sont irrésistibles ! — Alors, comment s’est passé le rendez-vous ? Lionel me sort de ma rêverie. — Hein ? Ah oui ! Eh bien, c’était assez rapide. Le médecin m’a réexpliqué les avantages et les inconvénients, puis il m’a ...
... fait l’injection. Nous sortons à présent du parking de l’hôpital pour rejoindre la voie principale de la ville. — Tu veux bien m’en dire plus sur la contraception que tu viens de prendre ? J’avoue que ce n’est pas mon sujet de prédilections de tous les jours. Je ricane gentiment en m’imaginant Lionel en parler avec ses collègues de travail. — Pour faire court : c’est une contraception hormonale injectée par piqûre. Je dois la renouveler tous les trois mois. — Donc tu dois revenir à l’hôpital dans trois mois, c’est bien ça ? — Oui, c’est bien cela. — Tu avais ta carte vitale sur toi ? — Oui, évidemment ! Tu me prends pour qui ? Le ton de ma voix n’est pas des plus aimables. Lionel accuse le coup. — Pardon, j’oublie parfois qu’Alizée et toi êtes différentes. Un silence s’installe entre nous. Vexée, je décide de regarder par la fenêtre. J’entends Lionel soupirer. — Angeline, arrête de bouder. Je sais très bien que tu n’aimes pas Alizée. Il ne faut pas non plus que tu oublies qu’elle reste ma fille. — Je sais, dis-je laconiquement. — C’est pourquoi mon rôle paternel prend le dessus quand je suis en ta présence. Je lui lance un regard noir, n’appréciant pas ses paroles. — Angeline. Comprends-moi, s’il te plaît. Ce n’est pas simple pour moi de te considérer comme une jeune fille de dix-huit ans et à la fois comme une partenaire sexuelle. Parfois, j’ai l’impression de coucher avec ma propre fille… — Mais je ne suis pas ta fille ! ...