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La Pyramide oubliée (3)
Datte: 10/08/2023, Catégories: Divers, Auteur: Phoenix5, Source: Xstory
Je me suis réveillé le lendemain matin, seul. Avais-je rêvé ? N’était-ce que le fruit de mon imagination ? Je me levai pour me diriger vers la cuisine afin de trouver de quoi me sustenter. La cuisine était vide de toute présence. Je cherchai donc quelque chose à manger et vis rapidement des grappes de dattes pendues à un séchoir. J’en pris donc une petite grappe et commençais à les picorer en regardant la cuisine plus avant et remarquai une petite porte en bois. Poussé par la curiosité, je l’ouvris pour découvrir le sellier. Il était immense et abondement garni de fruits et légumes séchés ou en bocaux, de quartiers de viande séchée pendus au plafond, ou enfermés dans des coffres remplis de glace. Il y avait dans cette réserve immense de quoi tenir pour certainement plusieurs millénaires. Comment une pièce aussi vaste pouvait-elle tenir dans une pyramide aussi petite en comparaison, et pourtant déjà si grande vue de l’extérieur ? Je fermai donc la porte et retournai dans la cuisine avec de nouvelles questions sur cet endroit dans la tête. Finissant mes dattes, je retournai dans ma chambre pour y prendre du matériel et me remettre au travail, puis dans la salle de la porte énigmatique où je trouvai enfin Qhala qui contemplait la grande porte en silence. — Bonjour. Elle ne semblait pas m’avoir entendu arriver et sursauta légèrement en entendant ma voix. Elle se tourna vers moi en souriant, ses yeux verts semi-brillants me fixant comme si elle essayait de lire en ...
... moi. — Tu as bien dormi ? — Oui [j’hésitais un moment] est-ce que tu es venu dans ma chambre hier soir ? Ses joues se mirent à rougir comme si ses écailles étaient celles d’un caméléon, et son regard se détourna un peu de moi comme pour échapper à un jugement sévère. Je m’avançai alors vers elle et arrivant à sa hauteur, confrontai son regard sans animosité, mais avec insistance. Elle finit par passer ses bras autour de ma taille et poser sa tête sur ma poitrine comme pour quémander mon pardon. — Je ne sais pas ce qui m’a pris hier soir. Ce n’était donc pas un rêve, elle était bel et bien là. — Je comprendrais que tu m’en veuilles. Sa voix était tremblante, comme si elle s’attendait à ce que je la foudroie sur place. Alors pour la rassurer, je posai ma main dans son dos et l’autre dans son cou, la serrant légèrement contre moi. — C’est pas grave, tu n’as pas de raisons de t’en vouloir. Et pour être honnête, j’ai beaucoup aimé. En entendant ces mots, sa tête alors pressée contre mon cœur s’écarta un peu de moi pour me regarder, son visage illuminé par une joie presque enfantine, comme si elle avait reçu une récompense pour une bonne action. Elle se pendit donc à mon cou, m’éteignant comme si j’étais un proche qu’elle n’avait pas vu depuis longtemps. Je passai donc mes bras autour de sa taille. — J’aimerais juste que tu me dises ce qui t’a poussée à faire ça. — Je ne sais pas vraiment, c’est juste que... ça fait tellement longtemps que je n’ai pas ...