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Ma catharsis (2)
Datte: 05/08/2023, Catégories: Divers, Auteur: Docmature, Source: Xstory
... l’aurais fait. J’ai été mis devant le fait accompli mais j’aurais peut-être dû avoir le courage de tout abandonner pour elle. Cela n’a pas été le cas et, jusqu’à la fin de mes jours, je me le reprocherai. Alors d’écrire ces mots m’aide un peu à accepter ce que certains appelleront ma lâcheté. Nous nous sommes reparlés et même écris et elle m’a fait croire beaucoup de choses. Que, finalement, notre séparation n’était pas si dramatique, qu’il nous resterait à tous les deux, pour nos vieux jours, le souvenir d’une passion courte mais intense. Que c’était mieux ainsi et que nous resterions amis, complices de cette relation. Qu’elle allait bien... mais ce n’était pas vrai. Elle a disparu pendant plus de quinze jours, ne donnant plus aucune nouvelle et restant injoignable. Son mari m’apprendra, dans un SMS de haine, son hospitalisation en psychiatrie car elle ne se nourrissait plus et n’avait plus goût à la vie. Ce fut le début de sa descente aux enfers dont elle ne réchappera jamais. A sa sortie, son époux a continué à m’adresser des SMS, deux à trois par semaine. Des courts messages pour m’insulter ou me menacer, moi mais également ma famille, me disant qu’il savait où j’habitais et que si j’essayais de la revoir, il me tuerait. Pourtant j’ai essayé de l’appeler et je lui ai écrit mais aucune réponse de sa part. Peu après, dans un mail, envoyé lors d’un remplacement, j’ai eu de ses nouvelles et l’explication de son silence. Son mari lui avait confisqué son portable ...
... et surveillait tous ses messages. Elle m’a redit que j’avais été, même pour si peu de temps, la plus belle histoire de sa vie, celle d’une folle passion, celui qu’elle n’oublierait jamais. Mais qu’il fallait qu’on essaye de tourner la page. Son époux ne l’avait pas quittée malgré son infidélité et il y avait son fils et sa belle-fille, alors elle allait essayer de reprendre son existence d’avant, celle d’avant notre rencontre, et qu’il fallait que j’en fasse de même. Elle m’a supplié de ne pas tenter de la contacter, de ne pas chercher à la revoir, même si cela allait être très dur pour nous deux. Et j’ai accepté. Les mois ont passé, son mari m’adressait toujours ses SMS de menace avec régularité, cela aura duré en tout plus de deux ans. Elle avait repris sa vie, enfin, plus exactement, elle avait essayé de la reprendre, mais avait de plus en plus de mal à tenir sa fonction d’infirmière. C’est la responsable de sa boîte d’intérim qui me l’a appris, ayant dû mettre prématurément fin à nombre de ses missions compte-tenu de son état, de ses arrêts maladie malgré le suivi psy et les traitements. Quant à moi, ce n’était pas non plus la grande forme mais pas besoin de psy, j’avais l’avantage de pouvoir me prescrire les petits cachets sensés permettre d’aller mieux, une béquille pour m’aider à tenir. Un nouveau drame est arrivé. Son père est décédé moins d’un an après notre séparation et cela l’a anéantie. De nouveau elle a dû être hospitalisée et a dû arrêter d’exercer, ...