1. Nana (5)


    Datte: 03/08/2023, Catégories: Trash, Auteur: X. Lamy, Source: Xstory

    Je suis devant la maison avec mon sac, Adèle m’avait demandé de prendre mon ordinateur pour travailler “dix minutes top chrono j’en ai vraiment besoin pour ma thèse”. C’est une demeure humble, de taille moyenne, ressemblant à beaucoup d’autres dans la rue tout en restant charmante. Il y a une voiture tout aussi commune garée dans l’allée. Rasé, coiffé, chemisé, je sonne.
    
    Adèle m’ouvre la porte avec un sourire rayonnant de complicité. Ses yeux de glace pétillent entre deux traits d’eye-liner, elle porte un chemisier blanc et sobre, les manches sont retroussées jusqu’au coude. Elle me dit d’entrer et se retourne en faisant voler les mèches de son chignon, me laissant fermer la porte. Mes yeux attrapent son petit cul rond et gourmand cellophané dans un legging en vinyle noir qui rentre dans ses Chelsea boots. Cette soirée était de toutes les façons prédestinée à être une torture d’abstinence.
    
    Je la suis dans le salon, Anaïs pianote sur son portable, assise dans le canapé à l’endroit même où sa sœur a enfourché ma queue il y a de ça quelques semaines. En me voyant, elle me bondit dessus en passant ses bras nus autour de mon cou. Elle porte un haut en coton blanc de neige, sans manches ni épaules, et une jupe crayon bordeaux qui embrasse ses genoux. Elle doit se tenir sur la pointe de ses souliers vernis pour m’atteindre, ce qui fait balancer sa longue queue-de-cheval. Je la repousse amicalement en plaisantant pour que les choses restent socialement acceptables compte tenu ...
    ... de la présence de sa grande sœur.
    
    “Et voilà le doctorant dont mes filles me parlent tous les jours !”
    
    Ces quelques mots venaient d’une femme qui entrait dans le salon, la mère d’Adèle et Anaïs. Petite, sa taille devait équivaloir les 155 centimètres de sa première fille. Elle avait une chevelure châtain clair elle aussi dont les mèches, légèrement ondulées lui léchaient les coudes. Elle portait une élégante robe de velours noire, les manches s’étiraient jusqu’aux poignets tout en laissant les épaules nues respirer. Ses yeux azuréens étaient fardés d’un vert sombre qui offrait ce contraste délicieux soulignant sa prestance et sa luxuriante féminité. Elle et ses deux filles se ressemblaient comme trois gouttes d’eau ou, si on considère leurs yeux, comme trois flocons de neige. Si ce n’est quelques coquettes rides dans son sourire et les deux ou trois kilos de l’âge, on ne pouvait les distinguer que par une seule autre chose : leurs seins.
    
    Au vu de l’absence de bretelles, elle ne porte probablement pas de soutien-gorge, ce qui laisse sa plantureuse poitrine s’épanouir dans un décolleté réussissant le parfait compromis entre la grâce et la provocation. Étant donné qu’elle est presque aussi fine que ses filles, ça les met encore plus en valeur. Je pense qu’elle est l’heureuse détentrice d’un vaillant bonnet E, voire même peut-être F, qui cache ses bras fins. Ses longs doigts manucurés, couronnés d’un vernis transparent, tiennent un verre alors qu’elles s’avancent vers moi. ...
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