1. Crusader Kings : l'épopée lyonnaise (9)


    Datte: 30/07/2023, Catégories: Divers, Auteur: Nkari, Source: Xstory

    Leçon n° 9 : Sachez poser vos couilles sur la table... ou vos ovaires si vous êtes une femme
    
    Kriemhild Kari :
    
    An de grâce 1290. Je suis en train de jouer à la guerre avec les fils de nos courtisans quand mon oncle Otto, les larmes aux yeux, me rejoint et m’explique que mon petit frère Friedrich a péri en mer. Ils allaient écraser une révolte de paysans an Corse – problème réglé maintenant – quand soudain Friedrich est passé par-dessus bord sans qu’on sache ce qu’il s’était passé.
    
    Du coup on m’emmène et on me pose la couronne sur la tête. Je sens tout le poids de la volonté de mes ancêtres. Je ne les décevrai pas. Otto me dit de ne pas m’inquiéter, qu’il va tout gérer et que je peux retourner jouer. Sauf que j’ai plein de choses à apprendre pour être à la hauteur, alors je ne le lâche pas d’une semelle.
    
    J’évoque le sujet de mes fiançailles avec le prince Valentin du Danemark. Mes héritiers seront de sa lignée ; ne serait-ce pas mieux de trouver un mariage matrilinéaire ? Impressionné que j’aie pensé toute seule à ce détail, Otto me félicite et rompt mes fiançailles, à la recherche d’un autre parti intéressant qui acceptera un mariage matrilinéaire.
    
    On repart en expédition contre les lambeaux de l’armée d’oncle Franz qui est de retour dans les Alpes. Ce coup-ci, il ne parvient pas à s’échapper ; il est capturé. La guerre est enfin finie. Sauf qu’on apprend le soulèvement d’un de mes vassaux, Sieghard le Cruel, duc de Haute-Lorraine et de Moravie qui se bat pour ...
    ... que ma couronne soit transmise au duc d’Autriche Rudolf, un prince du Saint Empire Romain Germanique. Plier de nouveau le genou devant le Saint Empire ? Jamais ! Ma réponse semble satisfaire oncle Otto.
    
    Bon, après il est vrai qu’on manque encore de moyens pour mener la guerre. La situation est mieux qu’il y a deux ans, au début du règne de Friedrich, mais pas folichonne pour autant. Le plus important pour le moment est de se trouver des alliés. Des fiançailles sont négociées avec l’Écosse ; j’épouserai – en matrilinéaire, bien entendu – dans quelques années le frère du roi Tadhg, le comte Oscar d’Atholl. Voilà une première alliance. Peu après, c’est ma mère Irmgard qu’on marie à Vilmos Árpád, roi de Hongrie. Les talents diplomatiques de notre chancelier sont nécessaires pour lui faire accepter une alliance ; nos deux alliés étant déjà empêtrés dans leur guerre (contre l’Angleterre pour l’Écosse et contre la Moldavie pour la Hongrie), il va nous falloir tempérer en attendant.
    
    1292. Nous avons enfin réuni une armée suffisante pour affronter les rebelles. C’est à Žleby que nous les attaquons. Décidément, cette région doit nous porter malheur puisque, tout comme mon père, nous subissons une défaite sur ces terres. Nous avons perdu trop d’hommes dans cette bataille. Nous ne faisons plus le poids. Changement de stratégie : nous partons en Hongrie aider notre allié à finir sa guerre afin qu’il nous rejoigne plus rapidement.
    
    Hop, la comtesse de Parme – une vassale du royaume ...
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