-
Le projet artistique (47)
Datte: 24/07/2023, Catégories: Divers, Auteur: Yojik, Source: Xstory
... son couplet habituel sur l’avenir des jeunes de notre âge, mais il passa vite à la suite. Donc il pouvait comprendre que nous ne souhaitions pas manquer des cours. Il avait alors cherché une solution, la meilleure possible. Il nous proposa alors de partir pendant les vacances de la Toussaint, sachant que côté allemand, il y avait cours cette semaine-là. Sylvie, Felipe et Germain firent judicieusement remarquer que cela nous évitait de manquer ici, mais nous privait d’une semaine de repos fort utile. Le directeur abonda dans leur sens, il promit d’y réfléchir. En attendant, il avait un courrier à nous donner avec pour mission d’en parler avec nos parents. Pour finir, il nous indiqua que de son point de vue, ce voyage pouvait nous apporter beaucoup en contrepartie de "petits inconvénients" temporaires. En sortant tous les dix de là, nous étions morts de rire : le directeur nous imposait presque ce voyage ! Nous en avions eu l’idée au départ, mais il était vrai que de l’autre côté, ils avaient montré un intérêt non feint pour notre projet. Il fallut présenter la lettre aux parents. Le directeur y exposait ce dont il nous avait parlé. Nous fîmes les jeunes pas motivés à l’idée. Les parents tombèrent dans le panneau et nous sortirent des "les jeunes vraiment, vous voyez pas les ...
... opportunités qui vous sont offertes", "et ne soupire par comme ça !", "j’aurais été fou de joie de partir moi à ta place"... Ce petit coup de psychologie inversée faisait un bel effet, nos parents nous poussaient à y aller eux aussi. Devant tant d’insistance, nous "cédâmes pour leur faire plaisir". Seul Cristian avait des doutes quant à ce projet. Il craignait de devoir sortir pas mal d’argent de sa poche. Il le signifia aux jumeaux. Il en parlerait à leur mère pour voir ce qu’elle en disait. Et puis, il y avait ce futur bébé qui allait "sûrement creuser mes finances" avait-il sorti en se parlant à lui-même. Esteban et Felipe ne dirent rien, mais notèrent que l’idée de paternité faisait son chemin dans la caboche de leur père. Mais comme au final, il n’y avait que le billet de train à prendre en charge côté français et que l’établissement prenait en charge une partie de voyage, la note finale était raisonnable vis-à-vis du voyage entrepris. En raclant un peu les fonds de tiroirs, Cristian et Viviane pouvaient réunir l’argent nécessaire. De fait, le voyage fut acté par la direction aux conditions déjà définies. Le directeur passa sous silence le fait qu’il avait promis de réfléchir à un aménagement pour nous. Mais, bon, nous avions voulu ce voyage alors il valait mieux laisser couler ce point-là.