1. Jour d'avril (1)


    Datte: 24/07/2023, Catégories: Divers, Auteur: LNAHO, Source: Xstory

    Quelle chaleur aujourd’hui, il y aurait la climatisation dans cet atelier que ça ne serait pas du luxe.
    
    — Nicole, où vas-tu ? me demande Henri, notre chef d’équipe.
    
    — Je vais chercher un plateau piqué pour la banquette de Toulouse.
    
    Henri notre chef d’équipe, je le connais depuis que je suis rentrée dans cette entreprise. Il y a vingt-cinq ans. Il est bel homme, avec ses tempes grisonnantes et son petit ventre comme tous les hommes qui approchent de la soixantaine. Il a un œil malicieux surtout lorsque nous sommes en robe ou en jupe. En cette journée, de fin avril où il fait si chaud, j’ai mis une robe légère par dessus de légers sous-vêtements. Par-dessus, pour finir la tenue de travail, une blouse bleue de travail légère.
    
    Quatre autres couturières travaillent avec moi à ce poste. On fabrique des matelas, des sommiers, des banquettes ainsi qu’autres sièges et coussins de hautes gammes. Nous sommes une vingtaine à travailler dans le bâtiment en bas.
    
    Il y a plusieurs bâtiments, un grand qui regroupe, en haut les bureaux et en bas, la fabrication des matelas, banquettes, coussins, tout ce qui est coutures tissus. A côté, attenant au premier et qui communique un autre bâtiment de fabrications de sommiers, sièges et banquettes nues que nous habillons. Un autre bâtiment isolé d’une trentaine de mètres sert de réserve au stockage, on y retrouve des plateaux piqués sur des chariots, des rouleaux de tissu, de la mousse prédécoupée pour confectionner les matelas, des ...
    ... cartons de fils et des vieilles machines. Enfin, tout ce que l’on trouve dans une réserve de confection. Un plateau piqué est composé de tissu, de mousse et de fibres. Tous ces éléments sont cousus en forme de dessins par une machine appelée Multi-Aiguilles. Cela sert à recouvrir les matelas, les sièges et banquettes par encollage.
    
    Sur ce, je me rends à la réserve, mais en passant devant les vestiaires je m’y arrête pour soulager une envie pressante qui n’attendra pas l’heure de la pose. Le vestiaire féminin n’a qu’un w. c. et une douche vu que nous sommes que cinq femmes à travailler en bas. Les trois filles des bureaux ont leur propre sanitaire, en haut, avec la direction. Je rentre dans le vestiaire, les w. c. sont occupés en attendant quelques instants qu’il se libère, une subite quinte de toux me prend. J’ai beau serrer les cuisses, mais ma vessie qui est trop pleine, mouille ma culotte. La porte s’ouvre enfin, c’est la fille de la comptabilité qui en sort !.
    
    — C’était occupé en haut, je ne pouvais plus attendre, me dit-elle avant de disparaître.
    
    Je rentre à mon tour pour me soulager, mais trop tard, ma culotte est trempée à tordre. Je la retire et je la range, dans mon vestiaire, dans un sac plastique. Je viens d’avoir la cinquantaine. J’ai eu trois enfants, très jeune. Maintenant, ils ont quitté la maison. Je suis châtain clair, de taille moyenne, un soutien-gorge bien rempli, mais sans plus, un peu de ventre et de belles petites fesses. Une femme quelconque, en ...
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