1. Sagesse (1)


    Datte: 17/07/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Gerald93, Source: Xstory

    ... content de son effet. Il ajouta.
    
    — Je suppose que le string est assorti.
    
    Il y a quelques secondes, répondre à une pareille question m’eut semblé hautement improbable et complètement incongru. Pourtant, encore une fois, sans que mon cerveau n’analyse le propos, je m’entendis répondre.
    
    — Je ne porte pas de string, que des shorty, mais oui, il est coordonné.
    
    Mon pouce avait glissé entre mon jeans et ma hanche pour en exhiber un centimètre, et le lui prouver. Là encore, ça ne me ressemblait pas. Lui, ne semblait pas surpris, mais avait l’air satisfait du jeu et ajouta
    
    — C’’est très joli.
    
    Nos échanges de textos ambigües étaient journaliers, mais il me fallut patienter dix jours avant de le revoir. Malgré le temps orageux, j’avais mis mon chemisier blanc, légèrement transparent. Bien sûr un petit gilet masquait cette fantaisie. Ce n’était pas de la provoc’. Je ne suis pas une allumeuse, mais j’avais envie qu’il me regarde, qu’il me complimente. Avec le recul j’avais beaucoup aimé notre dernier café. J’avais aimé la femme que j’avais vue dans ses yeux : Une autre « moi », plus belle que celle que je voyais dans mon miroir, moins sage aussi.
    
    En milieu de matinée, nos regards se sont croisés, un signe de la tête, c’était parti pour une pause café. Un coup d’œil avant de quitter la grande salle, personne ne nous accompagnait. J’ai déboutonné mon gilet en descendant l’escalier. Le petit hall-cafeteria était désert.
    
    Difficile de savoir s’il avait remarqué ma ...
    ... tenue pendant que nous buvions. J’avais jeté mon gobelet, et je n’avais pas prêté attention au pas qu’il avait fait vers moi. Il me sourit et dit.
    
    — Tu as du chocolat au coin de la bouche, sans autre précision.
    
    Machinalement je fis parcourir ma langue.
    
    — Encore.
    
    D’un revers de main, j’insistais.
    
    — Non, toujours.
    
    Inquiète, je cherchais dans les parois du distributeur un reflet de cette trace. C’est alors qu’il me prit les avant-bras, les écarta de mon visage, et avança le sien très près du mien, puis lécha cette trace que je devinais maintenant imaginaire et m’embrassa. Ce baiser caféiné, après un chocolat était divin. Je le repoussais très vite, lui tapa sur les mains comme le ferait une mère pour réprimander son enfant.
    
    — Ca va pas non, il peut y avoir du monde.
    
    Encore une fois, ces mots m’avaient échappés. Et tout en marchant vers la sortie de l’immeuble pour rejoindre le trottoir fumeur, il analysa à haute voix mes propos.
    
    — Ce qu’il te gène, ce n’est pas le baiser, mais qu’il y ait pu y avoir du monde. Ca laisse présager beaucoup de choses si nous étions seuls…
    
    Je ne répondis pas, et tout en allumant ma cigarette, une collègue déjà dehors me fit des compliments sur ma tenue du jour. Je reboutonnais vite fait mon gilet, furieuse d’avoir oublié ce détail.
    
    De retour à ma place, j’eus du mal à me concentrer en repensant à cette scène. Une sensation de fraicheur entre les cuisses se fit sentir. Il était évident que ma culotte était humide. J’avais ...