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Balbutiements (3)
Datte: 14/07/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... et quelques pages jaunies sont bien visibles au fond de cette boîte que les doigts du garçon ont débloquée. — Je l’ai cassé ? — Mais non ! Il doit exister un mécanisme que vous avez actionné par inadvertance. Je l’ai cherché un moment sans rien trouver et vous de manière fortuite... — Je n’ai rien fait qu’effleurer cette moulure... — Bon, refermons et vérifions ! Je viens d’appuyer sur le couvercle de ce qui est bel et bien une cachette. Et le jeune homme refait très lentement ses mouvements à l’identique. Une fois encore avec un bruit sec, la caverne de bois délivre son chapeau. J’ai compris. Il faut simplement passer sur la moulure dans un angle et le sésame s’entrouvre. Pour refermer, c’est plus rapide... juste une pression sur le dessus de la pièce mobile. — Eh bien ! Grâce à vous me voici riche d’un grand secret ! Il rit et je fais de même. De la maison, des notes de plus en plus pures crèvent l’air et parviennent jusqu’à nos oreilles. Je récupère les feuillets dans le meuble alors que le garçon tourne autour de la barque de Michel. Il semble subjugué par ce qui fait la fierté de mon amour. Quand soudain j’aperçois une de ces fichues araignées sur une vitre de la porte. Mais assez haute pour que je sois dans l’obligation de me saisir d’un escabeau. Munie d’un vieux journal, je grimpe pour chasser cette horrible bestiole. J’ai la sensation que mon geste n’est pas passé inaperçu. Je suis en robe et je dois avoir gravi quatre ou cinq marches de mon ...
... échelle. Le jeune homme qui est revenu vers moi se trouve dans la ligne de mire de mes jambes. Et comme je le surplombe un peu... le rouge me monte au front. Bien sûr que sous ma jupe, il a dû jeter à coup d’œil à ce qui s’y cache. La situation est assez gênante, mais il ne fait mine de rien. — J’ai toujours eu peur des araignées... — Je comprends ! N’allez pas vous casser la figure. Ces engins-là parfois... Permettez-moi de... vous le tenir. Il a saisi un des montants de l’escabeau et son avant-bras frôle ma gambette. C’est une décharge électrique qui m’assaille soudain. Je ne sais plus trop ce qui se passe. Je vacille et mon corps penche dangereusement vers le vide. Dans un élan généreux, le fils Rabeau me rattrape par la taille. Il me serre suffisamment bien pour que je n’aille pas m’écraser au sol. Mais ça nécessite également une certaine poigne et je me retrouve carrément collée à son buste. Là, ce sont mes seins qui doivent entrer dans son champ de vision ! Et c’est à son tour de ressembler à une fleur de pivoine. La musique qui, étouffée, nous parvient est de plus en plus juste. Et lui ne me lâche plus. Il est tout comme je le suis, tétanisé par la situation ubuesque. J’ai froid, j’ai chaud, je ne pense plus normalement. La respiration de ce grand dadais me court sur le visage. Il sent bon, il est jeune, il est frais. Mes yeux se ferment dans l’attente de je ne sais quoi. Ou plutôt si je le sais trop bien. Cependant, ce que je semble appeler de toutes mes ...