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Police polissonne (75)
Datte: 14/07/2023, Catégories: Divers, Auteur: Pikatchu, Source: Xstory
... de ta patiente, car je vais en avoir besoin. — Tout de suite Docteur. En attendant que les deux jeunes femmes reviennent, le chef de service se lance dans une longue explication qui détaille ce qu’il a déjà dit. — Vous savez, cher confrère, qu’ici, tout est compliqué, comme dans certaines sociétés relevant du domaine public, nous travaillons dans une ambiance délétère. Aujourd’hui, c’est le personnel qui dirige, comme il est très difficile de licencier, certains en profitent pour faire ce qu’ils veulent, comme ceux et celle qui vous « Pète un arrêt maladie » comme ils disent, tout ça parce que la cadre a refusé de donner un jour de congé. Certains calculent pour programmer les jours « enfant malade » afin d’allonger de quelques jours des ponts. Et les prises de tête avec les cadres pour les plannings, c’est encore le personnel qui décide, et devient menaçant, si ce que le cadre a programmé ne convient pas. De nos jours, c’est l’entreprise qui doit s’adapter à la vie de l’employé et non l’inverse. Vous voulez d’autres exemples ? — Allez-y, dites. — Certaines filles arrivent à obtenir trois ou quatre mois d’arrêt de travail pour dépression ou simulent un accident de travail et deux ans d’arrêt et après, elles tombent enceintes ; mais en attendant, je ne peux pas la replacer par manque d’argent. — Je vois... — Tenez, si on parle de la conscience professionnelle comme les retards d’une demi-heure voire une heure, sans réel motif valable. Et l’hygiène ! Faire ...
... des soins et des pansements avec les cheveux non attachés parce que les charlottes abîment les cheveux, il y a celles qui portent des ongles longs et vernis, sans compter les bijoux et le maquillage ; vous trouvez cela normal ? Ah c’est sûr que de faire la coquette au lieu de s’occuper et de surveiller les patients qui parfois font des conneries ; mais personne ne dit rien, car elles savent que personne ne fera rien, puisqu’on ne peut pas sanctionner. Voyez-vous, il y a des moments, j’ai envie de tout foutre en l’air et d’aller faire de l’humanitaire avec des infirmières et des aides-soignantes motivées comme Émilie et Martine. — Je vois, d’autant que vous en avez deux superbes, je les ai vus à l’œuvre ; et je pense qu’elles iront loin. — De toute façon, on ne peut rien dire, car les hôpitaux marseillais sont une véritable mafia, on ne maîtrise plus rien ; il faudrait mettre un coup de pied dans toute cette fourmilière et faire le ménage. — Écoutez, bien que je ne partage pas ses convictions politiques, le ministre de la Santé est un de mes amis et je vais vous aider à le mettre ce coup de pied. Si vous le permettez, je voudrais faire le tour des services et de noter ce qu’il ne va pas ; on pourrait me faire passer pour un inspecteur sanitaire. — C’est une très bonne idée, je vais vous faire accompagner par un brancardier, car pour moi, c’est compliqué ; j’ai une patiente à surveiller. Le commissaire Marc Morard, précédé de l’infirmière entre dans le bureau du ...