1. La Putain du Maître (3)


    Datte: 13/07/2023, Catégories: Divers, Auteur: littlebutterfly32, Source: Xstory

    Quelques jours étaient passés depuis le départ du neveu du maître et depuis ma nuit avec Ed, il ne se passait pas grand-chose, aucun nouvel invité, pas de visite d’amis, pas de nouveauté en somme. Pourtant je ne m’ennuyais pas, il y avait toujours besoin d’aide quelque part sur le domaine et je pouvais me permettre d’aller aider quelques amis ou connaissances, sachant par exemple qu’il fallait du monde pour s’occuper des chevaux ou remettre une vieille salle en ordre. N’allez rien imaginer, tout cela n’était fait que dans la plus pure des innocentes et personne ne m’avait approché depuis mon ami l’autre soir, personne, et je commençais à en avoir assez. Alors que je me perdais dans mes réflexions, ressassant encore et encore des pensées diverses et variées concernant ma solitude, j’entendis la cuisinière m’appeler:
    
    — Anita ! J’ai besoin de quelques trucs, tu as du temps là ?
    
    Évidemment que j’avais du temps, personne ne m’attendait nulle part ! Je lui répondis donc par l’affirmative en la gratifiant d’un gentil sourire, elle était gentille avec moi. C’était une grande femme à la peau très pâle et aux yeux bleus perçants, elle avait un sourire si franc qu’il en était contagieux, mais je n’étais pas vraiment d’humeur. Elle me tendit une liste où se trouvaient différents légumes, des courses assez banales en fait, je m’empressais donc d’aller attraper un panier avant de me diriger vers la sortie d’un pas vif, sortir me ferait du bien, ça me changerait les idées.
    
    Une ...
    ... quinzaine de minutes plus tard, j’étais arrivé non loin du centre-ville, j’avais le temps, la cuisinière m’avait dit avant de partir que ces courses n’étaient pas pressées, j’aurais le temps de flâner un peu après avoir tout acheté, tant mieux, je me dirigeais alors vers les étals où se bousculaient quelques personnes. Comme souvent, on zieutait ma robe avec un air désapprobateur, comme souvent mes épaules étaient laissées nues et le balancement du tissu laissait apercevoir mes jambes, j’étais amusée de voir ces dames de tous âges avec leur air outré, comme si ma condition évidente était une honte alors que je n’étais pas bien différente d’elle. C’était vrai au fond, elles se mariaient, se faisaient prendre tous les jeudis jusqu’à être engrossées et se transformaient ensuite en poules pondeuses. Moi, c’était pareil, en beaucoup plus fréquent et sans les enfants à la clé. Pas de quoi se montrer aussi choqué.
    
    Enfin, quand arrivait mon tour, je prenais ce qu’il me fallait, offrant des sourires polis aux personnes que je croisais et aux marchands, après tout, je représentais mon maître, tout le monde savait que je lui appartenais. Alors que mon panier était rempli, il me restait quelques pièces que j’étais supposée pouvoir garder pour moi, c’était ce que la cuisinière m’avait dit à plusieurs reprises, elle n’était pas du genre à compter la monnaie et Lord Advard non plus. Je déambulais donc entre les étalages et m’arrêtais devant l’un d’entre eux qui attira mon attention, il était ...
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