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Un fantôme cocu mais content. (1)
Datte: 27/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: hélène75, Source: Xstory
Peut-être vous souvenez-vous du film « Ghost » de Jerry Zucker sorti en 1990 qui raconte l’histoire de Sam, cadre dans une banque, qui vit une belle histoire d’amour avec Molly. Mais un soir, rentrant du boulot, Sam se fait agresser puis abattre. Il revient toutefois sous la forme d’un fantôme et va tout faire, grâce à l’aide d’une voyante Oda Mae, pour que Molly - déprimée depuis le décès de son amoureux - retrouve goût à la vie. En ce qui me concerne, à l’époque, j’avais très moyennement apprécié ce film que je trouvais particulièrement mièvre et simpliste. Il faut dire que les histoires de fantômes, quelles qu’elles soient, ne m’ont jamais fait vibrer. Très certainement trop cartésien, je ne crois pas aux revenants, esprits ou autres fantômes. Après la mort, c’est le néant, le trou noir, l’oubli, un point c’est tout ! Avant de vous raconter comment j’en suis venu à changer d’avis sur le sujet, il est bon que je me présente. Je m’appelle François, j’ai 68 ans et je suis fonctionnaire au ministère de la culture dans un service en charge du suivi des musées de France. Je suis marié à Hélène qui a 56 ans, et nous avons deux fils qui sont maintenant casés, travaillent en province et ne nous rendent visite que très rarement. Nous habitons dans un bel appartement dans le 16ème arrondissement de Paris et nous menons une vie tranquille sans soucis ni problèmes. Bien que plus âgé que ma femme de douze ans, j’arrive à l’honorer régulièrement et nous prenons beaucoup de ...
... plaisir à faire l’amour une ou deux fois par semaine. Quand Hélène est vraiment en manque, elle adore que je la fasse jouir avec l’un de ses sex-toys ; elle en a une superbe collection. Pour me faire plaisir, car ce n’est pas vraiment sa tasse de thé, elle accepte parfois – une ou deux fois par mois environ – de sortir avec moi dans un lieu coquin de Paris. Oui, je dois avouer qu’avec l’âge et la baisse de ma vitalité, j’ai découvert tout le plaisir qu’il y a à regarder son épouse s’exhiber devant d’autres mâles, les voir tenter leurs manœuvres d’approche puis la contempler pendant l’accouplement avec ces inconnus. Mais tout cela s’est brusquement interrompu il y a quelques semaines lorsque j’ai été contaminé par le Covid-19. Après les premières fièvres, tout s’est enchaîné très vite : appel à Urgence Médecin, évacuation à l’hôpital Européen Georges Pompidou, admission aux urgences, transfert en réanimation et décès au bout de trois jours de soins intensifs. Mais aussi surprenant que cela paraisse, je suis toujours là. Enfin, quand je dis que je suis toujours là, c’est une façon de parler !!! En effet, lorsque mon cœur a cessé de battre, j’ai eu l’impression de m’envoler et j’étais là, planant dans ma chambre d’hôpital, en train d’écouter les médecins qui me déclaraient mort et arrêtaient tous les appareils médicaux auxquels j’étais connecté. Ensuite, invisible de tous, j’ai assisté à mes obsèques et j’ai failli pleurer – mais les fantômes n’ont pas de larmes – en ...