1. Déjeuner Champêtre (1)


    Datte: 16/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    Pierre et moi nous venons d’installer la nappe sur la table de bois. C’est notre première sortie de printemps. Le soleil est chaud, l’air pur et nous nous sommes arrêtés au bord d’un étang en pleine nature. Sur la piste aménagée qui nous a amenés jusque-là, une aire de pique-nique avec deux tables. Ce genre de mobilier urbain tout prêt à l’emploi, deux tables reliées à leurs bancs, l’ensemble fixé sur des socles de béton.
    
    J’imagine que s’ils n’étaient pas scellés ces meubles seraient vandalisés comme c’est trop souvent le cas depuis quelques années. C’est donc après plusieurs kilomètres de grimpette par des sentiers balisés que nous venons d’atterrir, au milieu d’une clairière ensoleillée. L’étendue d’eau qui l’occupe reflète un coin de ciel sans nuage. Et comme il est presque midi trente, nos estomacs crient famine. La halte qu’ils nous imposent est donc la bienvenue.
    
    Nous avons cette impression de liberté qu’offre la nature dans toute sa splendeur. Nous avons dû croiser quelques touristes ou des pêcheurs, qui eux redescendaient vers le village dont nous apercevons encore entre les trouées d’arbres pas totalement feuillés, les toits rouges. Du sac à dos de mon Pierre, une sorte de couverture fine en guise de nappe vient recouvrir les planches ajourées d’un tablier de bois. Je colle mes fesses sur le banc et je me mets en devoir de sortir tout ce qu’il nous faut pour un casse-croûte champêtre.
    
    Du pain, du pâté, du saucisson, du fromage et bien entendu une bouteille ...
    ... de vin rouge. C’est donc très gentiment que nous apprécions ce qui nous cale enfin l’estomac. Nous n’avons pour tous voisins que quelques moineaux, et de temps à autre, un geai ou un corbeau qui sillonnent le ciel azur au-dessus de nos têtes. La chaleur est déjà bien en place et nous sommes heureux d’être seuls au monde. Je suis légèrement vêtue et je ne regrette pas d’avoir osé une jupe ce matin.
    
    Notre déjeuner particulier se déroule sous les meilleurs auspices. Le vin nous rend, sinon mélancoliques, du moins euphoriques. Et Pierre a dans les yeux depuis quelques minutes une sorte d’éclat que je lui connais bien. Pas qu’il soit obsédé par le sexe, ni qu’il soit amateur d’exhibitionnisme, mais je sens bien, que le côté « zigounette » le perturbe, et ses regards appuyés en sont des preuves évidentes. Moi, dans la nature, je ne suis pas franchement partisane de me laisser faire, au su et au vu de tous.
    
    Mais là, au fond de moi ces tabous qui d’ordinaire sont infranchissables, avec l’alcool ingurgité, n’ont plus tout à fait la même portée. Et puis... le retour des beaux jours, la montée de sève dans tout ce qui nous entoure, je peux comprendre aussi qu’elle trouble mon mari. Il faut dire aussi qu’à trente-six ans pour moi et deux de plus pour lui, nous ne sommes pas encore blasés. Et les choses du sexe et de l’amour sont des accompagnatrices qui rejaillissent parfois d’une manière spontanée.
    
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    Je range, à la fin de notre déjeuner sympathique, les reliefs de ...
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