1. Histoire des libertines (80) : Femmes libres d’Hollywood (11) Rita Hayworth, tumulte et tragédies.


    Datte: 11/06/2023, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... façon de se vêtir, de se mettre à la diète, d’avoir recours à la chirurgie esthétique pour creuser l’ovale de son visage. Rita est trop brune et trop typée. Après des semaines de torture avec les séances d’électrolyse pour redessiner l’implantation de ses cheveux, il les lui fait teindre en auburn.
    
    Poursuivant ses plans, il la présente entre-temps à Harry Cohn (1891-1958), le patron de la Columbia Pictures qu’il connaît bien. Le producteur tombe sous le charme de la belle starlette et lui fait signer un contrat de sept ans. Il prend en charge les frais pour parachever sa transformation et change son nom de Cansino pour le nom de sa mère, Hayworth, afin de faire plus distingué. Elle apparaît pour la première fois sous son pseudonyme en 1937.
    
    Son premier mari, Edward Judson est un escroc et un mac : il l'incite à séduire tous les acteurs de renom. Il lui intime même l'ordre de coucher avec Harry Cohn. Mais celui-ci est trop laid. Harry Cohn est un « digne » prédécesseur de Harwey Weinstein, dont le comportement a débouché sur le mouvement « Metoo ». Il était en effet célèbre pour son goût immodéré des actrices, lui qui harcela Joan Crawford ou Kim Novak. Il est très vite obsédé par Rita, qui refuse ses avances. Rita subit aussi bien une cour empressée que des humiliations répétées, Cohn lui faisant payer chèrement tous ses refus.
    
    Cohn, déçu, frustré, la voit sortir avec Kirk Douglas, Tony Martin, Victor Mature, Tyrone Power, James Stewart. Il devient dingue, et ...
    ... truffe la loge de l'actrice de micros. Chaque soupir est enregistré. Rita Hayworth s'en aperçoit et décide d'en donner pour son argent à l'indélicat : elle a également une liaison avec Howard Hughes (nous en reparlerons un peu plus loin)et, en même temps, avec Mickey Cohen (1913-1976), gangster flamboyant.
    
    Sur le plan professionnel, Harry Cohn est sûr de la valeur de Rita Hayworth en tant qu’actrice. Il continue cependant à la « prêter » à d’autres compagnies plus célèbres. Harry Cohn apprécie de voir son étoile gagner en célébrité : son investissement lui rapporte un pourcentage sur le salaire versé par les autres studios.
    
    LA DEESSE DE L’AMOUR
    
    En 1941, elle est amenée à remplacer Ann Sheridan dans le film de James Cagney, « La Blonde framboise ». Fraîche et pétillante, Hayworth va brillamment composer son personnage de séductrice, qui fait craquer son partenaire James Cagney, époux de la très sérieuse Olivia de Havilland.
    
    Elle est désormais la femme dont les hommes rêvent et sur laquelle ils fantasment, image de séductrice qu'on retrouve dans ses films suivants. Le sex-symbol des années quarante est né.
    
    En 1941, le photographe Bob Landry prend une photo de Rita qui la montre agenouillée sur son propre lit, en déshabillé de satin et dentelle noirs. Le cliché fait la couverture du grand magazine Life, et Rita obtient alors une popularité considérable auprès des G.I. américains engagés dans la Seconde Guerre mondiale. C’est alors le règne des pin-up girls, et Rita ...
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