1. Le Patriarche (4)


    Datte: 19/05/2023, Catégories: Divers, Auteur: Pygmalion, Source: Xstory

    ... tu désires. Te sens-tu prêt à relever ce premier défi de ta nouvelle vie d’adulte ? » Je dois avouer que sur le coup, je n’ai pas bien compris où il voulait en venir, j’avais l’impression de tout à coup me retrouver dans un roman où un vieux sage entreprend de former un jeune imbécile pour en faire un héros. En gros, il avait placé mon cadeau dans le labyrinthe et je devais le trouver de nuit. Sans trop réfléchir, j’ai répondu : « OK, je vais le faire »
    
    Uniquement muni de ma torche, je suis entré sans aucune idée de ce que je devais faire pour trouver le centre. Heureusement, Pat m’a expliqué que les haies sont renforcées de plantes spéciales qui protègent du feu, j’aurais eu l’air malin en cramant le labyrinthe, la moitié de la forêt, le domaine et une partie du château et tout le monde avec ! Pour commencer, j’ai voulu la jouer méthodique. J’essayais de fixer le centre et de garder un point de repère, mais passé... deux heures, en tout cas, c’est ce qu’il m’a semblé, je me suis résigné à utiliser la logique et je suis parti au pif. Au figuré d’abord, choisissant mon itinéraire complètement au hasard en essayant de ne pas tourner en rond puis au sens propre quand d’un coup, j’ai remarqué que l’air avait une odeur particulière, je ne l’ai pas reconnu d’abord parce que c’était très léger et subtil, mais en suivant mon flair, elle est devenue plus forte et surtout plus claire. Ce qui flottait dans l’air était un parfum de... vanille ? Ne sachant pas si c’était plus de la ...
    ... curiosité, de l’excitation ou juste l’envie d’enfin en terminer avec cette épreuve, je me suis pressé, courant presque pour trouver la source qui devait se trouver au centre. Qu’est-ce que le Patriarche avait bien pu trouver qui vaut la peine de se taper un labyrinthe de nuit ? Probablement pas un gadget high-tech ou une paire de chaussures. Je me rapprochais, je le sentais, en levant les yeux, je discernais faiblement une sorte de lueur provenant d’un couloir juste à côté du mien, j’étais tout près. Qu’est-ce qui pouvait bien justifier cette foutue chasse au trésor théâtrale à une heure du matin ? Je me suis mis à suer à force de courir dans ce putain de truc, et ça m’énervait de me retrouver dans des culs-de-sac à répétition. Enfin, je voyais la lumière émaner de la prochaine allée à gauche, reprenant ma respiration, j’ai ralenti le mouvement, j’inspirais à plein poumon, l’air chargé de vanille qui envahissait mes narines et mes sinus. Pourquoi de la vanille je me suis dit, c’est vrai que j’aime le goût, mais là, ça puait l’encens et les bougies parfumées. C’est bien simple, on aurait dit là... Non. Ce n’était pas possible. En rentrant dans la large zone circulaire entourée de haie, cerclée de flambeaux où brûlait l’encens se tenait, sur une grande couverture, Svetlana, complètement nue et assise en tailleur. Ses vêtements étaient soigneusement pliés sur une petite table derrière elle. Ça voulait dire que, le cadeau que le Patriarche m’avait offert était, mon amie d’enfance, ...