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Nombrilisme et délires personnels. (1)
Datte: 14/05/2023, Catégories: Divers, Auteur: Ashogan, Source: Xstory
Tu as des airs d’ange, cachés sous d’épaisses couches piquantes et protectrices, toi la petite intrigante. Joue avec moi, joue avec mon cœur, joue avec mon cul, mais joue avec moi jusqu’à la fin des temps. Je me dis que penser à ton bonheur, c’est une bien belle connerie. Et pourtant, je ne peux m’en empêcher. Je me dis que t’aimer est la pire des erreurs que je puisse faire, et pourtant, j’ai envie de me jeter dedans la tête la première, quitte à y passer. Vouloir conquérir ton esprit qui me semble plus complexe que celui des autres. Vouloir conquérir ton corps qui me semble bien plus fascinant que celui des autres. Vouloir conquérir ta voix, n’y laissant que cris de jouissance et sanglots incontrôlés. Vouloir conquérir ton âme, y trouvant ce que cherches. Je suis un fantôme, un fantôme pourtant bien palpable. Oui, on y est, j’ai réussi. Plus rien ne m’atteint réellement. A part toi. Toi qui me fais de l’effet. Si ce n’était que physique, que deux corps, transpirants, haletants, s’échangeant fluides corporels et éclats nocturnes. Éclats d’espoirs brisés. Dans mes rêves, ou dans mes cauchemars, j’en viens aussi à rêver de toi. Laisse-moi te raconter ça. Je ne me rappelle pas de tout malheureusement. — Je me rappelle qu’il y avait deux autres personnes en plus de nous. Pas de contacts. Pas de souvenirs d’eux, autres que des ombres. Je peinais à bander sous ta douceur qui me paraissait surprenante. Après tout, je n’étais pas là pour que tu sois ...
... douce non ? Je voulais voir ta face violente. Ta face vicieuse. Ta face de garce prête à déchiqueter mon âme et mon corps entre tes griffes de chasseresse. Mais non. Tu n’étais que douceur. Une douceur que je ne connais que trop bien. La fausse, celle qui fait mal, celle qui cache le reste. Ce bout de souvenir de rêve est très parlant. Je vois que je suis un monstre quelque part. J’ai envie que tu me fasses mal. Vas-y, fais-moi souffrir. Si tu peux me faire vivre un semblant d’enfer, je t’en serais reconnaissant. Si je peux t’apporter quelques moments de gaieté, je serais reconnaissant. Viens petite chasseresse. Viens, montre-moi tes griffes et tes crocs. Réveille ton instinct animal et détruis celui que je suis. J’aime jouer. Gagner c’est apprendre. Perdre c’est apprendre. J’ai suffisamment perdu. J’ai appris. Viens détruire mon corps et mon âme. Viens que je te montre, que même si tu me pissais dessus, que tu me crachais à la gueule en me tartinant la tronche à coups de pieds, je serais là. Je serais là, pour ton bonheur. Je t’enlacerais de mes bras tout gras. Je te regarderais de mes yeux verts louchants pleins d’étoiles dans ceux-ci, et de mon stupide sourire. Parce que je sais que la douceur est ton pire ennemi. Tu es habituée à la violence. Tu aimes la violence dans une certaine mesure. Alors la douceur est devenue souffrance quelque part. Je veux de ce combat. La violence et la dureté, contre ton bonheur, tes cuisses écartées, et ma bouche au milieu. Peu ...