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Rencontre improbable
Datte: 29/04/2023, Catégories: fh, hplusag, vacances, amour, caresses, conte, rencontre, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... tirait un plaisir sans nom du corps qui se pressait contre le sien. Elle avait l’impression que Gérard l’enveloppait de son essence même. Elle était imprégnée de sa chaleur, de son odeur. Et ce trouble stupéfiant faisait voler en éclats toutes ses barrières. — J’ai très envie de toi… Un murmure inaudible, presque une supplique, qui semblait venir de si loin. — Mais… voulut-elle protester dans une ultime, mais vaine tentative. Le reste de sa phrase s’effaça brusquement de son esprit embrumé, tandis que leurs lèvres se soudaient à nouveau avec passion. Le choc du plaisir engendré par ce baiser la secoua de la tête au pieds. Leur étreinte se fit plus pressante. Leurs lèvres se caressaient, leurs langues s’entremêlaient en un ballet aussi sensuel que fébrile. Avec Gérard, c’était si tendre, si intense à la fois. Elle avait envie de se laisser envahir par celui-ci, de le goûter, de le savourer. Brusquement impudique et audacieuse, elle plongea sa langue au cœur de la bouche brûlante et enfouit ses doigts dans la chevelure sel et poivre du sexagénaire. Les mains de celui-ci remontèrent lentement, délicieusement, le long de son dos avant de l’enlacer avec ardeur. Elle voulait beaucoup plus que cela. Elle voulait Gérard tout entier contre elle, en elle. Elle en tremblait d’impatience. Elle était comme envoûtée, vivant ardemment le moment présent. Plus rien ne comptait ! Juste ce désir de plus en plus impérieux que lui transmettait le corps d’homme qui épousait le sien. ...
... Comment un tel ravissement pouvait-il exister ? — Que tu es adorable, Maryse ! Je suis l’homme le plus comblé du monde ! Ses seins avaient durci d’excitation sous le tissu de sa chemise de nuit. Ses sens semblaient avoir décuplé et son corps la brûlait, à croire qu’un brasier inextinguible s’était déclenché en elle. Elle laissa échapper un bref gémissement lorsque Gérard lui dénuda une épaule, faisant glisser son déshabillé le long de son bras. Les paumes et les mains possessives effleuraient maintenant ses épaules, son cou. La caresse était si délicieusement intense qu’elle en fut transportée sans pouvoir ni vouloir y résister. Toute appréhension envolée, Gérard embrassait et caressait Maryse. Jamais il n’aurait imaginé qu’étreindre une femme comme elle pouvait être aussi simple, aussi naturel. Lui qui craignait ne plus savoir, ne pas être à la hauteur ! Maryse s’offrait sans pruderie, pleine de spontanéité. Sa sincérité l’encourageait, l’enhardissait, lui donnait des ailes. Il savourait la pression de ses seins durs contre son torse, le frôlement de ses hanches, le frémissement de son corps contre le sien. Il l’attira plus étroitement contre lui, goûtant la chaleur de son corps vibrant de désir. Les yeux clos, Maryse renversa la tête en arrière pour mieux savourer la douceur satinée des lèvres sur son cou, sur le haut de sa gorge avant de presser, dans un élan impatient, sa bouche contre celle tant convoitée. Le baiser provoqua en elle le même mélange d’euphorie ...