1. Où l'on découvre un corps (et quel corps !)


    Datte: 25/04/2023, Catégories: fh, extracon, pénétratio, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    ... s’alarma la Berthe. Elle doit être malade ou elle a fait un malaise. J’en étais sûre, elle ne m’aurait pas oubliée.
    — Il faut qu’on entre, renchérit Robert.
    — Oui mais comment va-t-on faire, on n’est pas des gangsters ?
    — Pas le choix. Appeler Maire et pompiers.
    — Pas la peine. Si la clé est dans la serrure… Berthe, avec la vôtre, j’vais régler ça, se gonfla Robert. Ça me rappellera mes jeunes années. J’vais chercher mes outils.
    
    **********
    
    Pour Élodie, ces premiers jours à la brigade de recherche de Bourg-en-Bresse devaient lui permettre de prendre ses marques. Après sa formation initiale à l’école d’officier, elle avait suivi une formation à dominante judiciaire. Après trois ans passés en Outremer, à vingt-huit ans, elle se retrouvait affectée dans l’Ain, affectation « pépère » selon certains de ses amis. Le département n’était pas connu pour son taux élevé de criminalité. Elle considérait plutôt cela comme une affectation « placard » après ses déboires à Nouméa.
    
    Elle avait rendez-vous à neuf heures avec son supérieur le capitaine Christophe Castagnette. Presque dix heures et toujours pas de capitaine. Le planton (en fait « la » mais planton a-t-il un féminin ?) l’avait dirigée sur l’open-space réservé à l’antenne judiciaire.« Open-space » était un bien grand mot pour qualifier la grande pièce avec ses quatre bureaux se faisant face deux à deux. Chacun était doté d’un PC semblant tout droit sorti d’un musée consacré à l’informatique. Deux de ces emplacements, ...
    ... au vu du désordre qui régnait sur un et la photo de famille posée sur l’autre, étaient manifestement occupés. Elle s’autorisa à penser que les deux autres, recouverts d’une épaisse couche de poussière n’étaient attribués à personne. À l’aide d’un kleenex, elle dépoussiéra sommairement l’un d’eux. Elle y posa son laptop et son sac à dos. Au fond de la pièce, une porte sur laquelle était punaisée une affichette avec le nom de son futur supérieur donnait accès à ce qui devait être l’antre du chef de compagnie.
    
    Quelques minutes après son arrivée, elle avait fait connaissance avec les deux membres de la PTS (Police Technique et Scientifique) : les adjudants Électre Cité, jeune black exubérante, au formes épanouies et Robin Desbois, quarantenaire taiseux au physique de coureur de marathon.
    
    Quand elle s’étonna du retard du capitaine, Desbois se contenta d’un hochement de tête et d’une moue très significative tandis qu’Électre Cité s’esclaffa d’un air entendu :
    
    — Vous allez vous habituer, lieutenant, le chef a dû faire du sport cette nuit.
    
    Devant l’air interrogatif d’Élodie, Desbois crut bon de préciser :
    
    — Le capitaine est un dragueur invétéré ! Il a dû découcher.
    — Tu parles, Robby ! Il a fait une fleur à Demaville.
    
    Comme dans tous les mauvais films, le capitaine pénétra dans l’open space à cet instant. Il feignit d’ignorer la remarque de sa subordonnée et se dirigea vers Élodie. Laquelle se demandait ce qu’avait bien voulu dire la jeune noire.
    
    — Lieutenant ...
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