1. Dans le placard de mon patron (1)


    Datte: 23/04/2023, Catégories: Trash, Auteur: Mistral69, Source: Xstory

    Je tire une chaise vers moi et jette un coup d’œil à mon partenaire de crime. Sélim est mon collègue de travail. J’admets que je me sens un peu coupable de l’entraîner dans le bureau du patron, mais on s’entend plutôt bien.
    
    — T’as bientôt fini grosse vache ?
    
    Ah j’oublie, il a un sens très personnel de ce qu’est la politesse.
    
    — Oui oui je vois le carton tout en haut, il faut juste que je l’attrape, mais si tu flippes, tu peux toujours t’en aller.
    
    — Et m’asseoir sur une soirée en tête à tête avec toi ? Jamais de la vie.
    
    Alors que je monte sur la chaise afin d’atteindre mon objectif haut perché, je sens son regard enrouler mon corps. Je suis assez flattée, car Sélim est un beau garçon : bien bâti, grand et bronzé, avec des yeux couleur océan. Il doit avoir pas mal de succès, mais depuis que je suis arrivée ici, je me suis juré de ne pas mélanger le sexe avec le boulot. Et puis de toute façon, je m’en sors bien mieux toute seule. Je suis Eléa, j’ai vingt-quatre ans et je me destine à une carrière de journaliste. Je suis brune aux cheveux longs, mais pour être honnête, je ne me suis jamais trouvée spéciale physiquement. Pourtant, le regard de Sélim s’attarde sur mes jambes. Je porte des escarpins noirs vernis avec une jupe moulante jusqu’en haut des genoux.
    
    — Tu comptes me mater toute la journée ou faire ce pour quoi je t’ai appelé ?
    
    — Oh ça va, t’as des jambes magnifiques, sérieux, pourquoi t’arrêtes pas de me recaler ?
    
    Je tire le carton vers moi, il est ...
    ... toujours un peu haut alors je le penche afin d’avoir une meilleure vue sur ce qu’il recèle.
    
    — Je ne suis pas intéressée.
    
    — T’as vraiment un cœur de pierre !
    
    Je roule des yeux et lui rétorque « Peut-être que si tu arrêtais de me traiter de grosse vache et que tu me ramenais mon café le matin, t’aurais une chance ». Et merde. Si je commence à flirter, c’est mal barré. « En fait non, même en faisant ça, t’aurais aucune chance. Je suis attirée par un certain standing en matière d’homme, tu comprends ». OK ça va, je m’en sors bien.
    
    Il bougonne « Pourquoi tu souris ? Ça te fait plaisir d’être aussi froide ?
    
    — Franchement, oui. » Dis-je en rigolant.
    
    Soudain, la tête de Sélim devint pâle.
    
    — J’entends des bruits de pas.
    
    — Tu déconnes.
    
    — Non non, je déconne pas putain, le boss arrive, on est dans la merde. T’as trouvé ton truc ?
    
    — Non même pas ! On fait quoi ?!
    
    — Viens !!
    
    Sélim accourt vers moi et m’attrape par le bras. J’échappe de peu à l’entorse de cheville en basculant, mais ma jupe ne supporte pas l’écart de mes jambes et se déchire sur quelques centimètres. Le haut de mes bas se fait alors deviner.
    
    — Attends ! soufflais-je. La chaise !
    
    J’arrache mon bras de sa poigne et replace la chaise, ni vue ni connue. Il me reprend instantanément par l’épaule et me tire vers lui. Avant même de comprendre où il m’entraîne, je me retrouve derrière un rideau de placard en même temps que j’entends la poignée de porte se tourner. Mon cœur palpite. J’ose un ...
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