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Célia cinéphile (1)
Datte: 18/04/2023, Catégories: Erotique, Auteur: StephleBihan, Source: Xstory
... se dépêcha de changer de tenue et opta pour une petite robe noire à dos nu et dont le décolleté mettait en valeur sa poitrine ronde. Elle enleva son soutien-gorge et échangea son tanga sans couture contre un petit string noir en tulle transparent. Elle affichait ainsi un style nettement moins sage et, sans nuire à sa beauté, cela la rendait plus accessible. Elle chaussa en vitesse une paire d’escarpins noirs et se précipita à l’entrée de l’hôtel. Elle entra dans une luxueuse berline. L’habitacle était spacieux, la banquette en cuir dégageait une odeur de vieux malt et d’agrumes. Elle se laissa conduire sans même savoir où elle allait. C’est quand elle vit par la vitre fumée les groupes de migrants et de toxicomanes de la Porte de la Chapelle qu’elle eut une première inquiétude. — Où allons-nous ? demanda-t-elle au chauffeur. — En proche banlieue, nous arrivons bientôt. Devinant le malaise de sa passagère, il ajouta aussitôt : « Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas l’intention de laisser une jeune personne telle que vous dans ce coin sordide, et mon commanditaire non plus d’après ce que j’ai compris. » Cela suffit à la rassurer et Célia retourna à ses fantasmes et ses interrogations. Que lui préparait Marc ? N’avait-elle pas été un peu trop engageante avec lui ? Sera-t-il doux ou brutal ? C’est au cœur d’une zone industrielle déserte que la voiture s’arrêta. Devant la porte d’un entrepôt au-dessus de laquelle brillait une lanterne, le chauffeur fit ...
... descendre sa passagère. Célia n’était plus du tout rassurée et s’apprêtait à demander à ce qu’on la ramène à son hôtel quand son téléphone bipa. Elle lut le SMS de Marc : « J’espère que la voiture était confortable. Rassurez-vous, si l’endroit peut paraître inquiétant, vous êtes en parfaite sécurité. Je tiens trop à vous... ». Le texto la réconforta. Sans le dire, il confirmait que Marc veillait sur elle au moins à distance. Toutefois, ce n’était pas vraiment le genre de jeu auquel elle s’attendait, mais elle reconnait qu’elle avait un peu provoqué la situation avec ses références aux films baroques d’Argento et ses allusions au cinéma fétichiste. Maintenant seule sur le parking, elle appuya sur la poignée de la porte de l’entrepôt. Celle-ci donnait sur un long couloir mal éclairé, elle distingua une machine qui semblait être une pointeuse. Une odeur douceâtre de métal flottait dans l’air. Au bout du couloir, elle semblait reconnaître un rideau fait de larges bandes de plastique translucide. Décidément, Marc était résolu à lui faire le remake d’un Carpenter. De nouveau, son téléphone bipa : « vous y êtes presque ! ». Elle poussa le rideau. Il lui fallut deux secondes d’adaptation tant la lumière était vive. Une lumière froide et crue. Célia découvrit une grande salle toute carrelée de faïence blanche. Au plafond, entre les suspensions industrielles en métal brossé, elle aperçut des crochets pendant au bout de leur chaîne. Elle n’eut pas le temps de réagir qu’une ...